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	<title>Réseau français pour le revenu de base &#187; Stanislas Jourdan</title>
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	<description>Et vous, que feriez-vous si votre revenu était garanti?</description>
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		<title>Finlande: lancement d&#8217;une initiative citoyenne !</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Feb 2013 10:18:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stanislas Jourdan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Finlande]]></category>
		<category><![CDATA[ICE]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Une campagne pour le revenu de base inconditionnel a été lancée en Finlande. Objectif : récolter 50.000 signatures pour demander aux parlementaires finlandais de préparer un projet de loi.</p><p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2013/02/finlande-lancement-initiative-citoyenne/">Finlande: lancement d&rsquo;une initiative citoyenne !</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le 1er février 2013, une campagne pour le revenu de base inconditionnel a été lancée en Finlande. Objectif : récolter 50.000 signatures pour demander aux parlementaires finlandais de préparer un projet de loi.</strong></p>
<p>C&rsquo;est un moment historique pour la Finlande, qui vient d&rsquo;ouvrir un processus de démocratie participative similaire à l&rsquo;initiative citoyenne européenne lancé en avril 2012 par la commission européenne. Profitant de ce nouveau système, le <a title="bien finland" href="http://perustulo.org/">BIEN Finland</a>, formé en mai 2011, a décidé l&rsquo;année dernière de <a title="finland basic income" href="http://transform-network.net/journal/issue-112012/news/detail/Journal/the-basic-income-debate-in-finland.html">préparer une initiative citoyenne</a>. Plusieurs syndicats étudiants et autres associations ont soutenu cette initiative.</p>
<p>Il y a cependant une différence entre l&rsquo;initiative finlandaise et l&rsquo;<a title="Pourquoi une initiative citoyenne sur le revenu de base ?" href="http://revenudebase.info/initiative-citoyenne-europeenne/faq/">initiative citoyenne européenne</a> (ICE) : cette dernière est adressée à la Commission européenne, alors que dans le cas de l&rsquo;initiative finlandaise c&rsquo;est l&rsquo;<em>Eduskunta,</em> le parlement national finlandais, qui décidera des actions à prendre ou non si l&rsquo;initiative réussit.</p>
<p>Pour cela, <strong>les promoteurs de l&rsquo;initiative ont six mois pour récolter plus de 50.000 signatures</strong>, pour une population de 5,5 millions d&rsquo;habitants. &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;initiative est une opportunité de tester les muscles démocratiques des citoyens</em>&nbsp;&raquo; optimise Vivan Storlund, du BIEN Finland et du comité de citoyens de l&rsquo;ICE pour un revenu de base en Europe. Bien que la priorité pour les activistes finlandais soit de mener avec succès cette initiative à l&rsquo;échelle nationale, le BIEN Finlande soutient aussi l&rsquo;initiative citoyenne européenne et récoltera autant de signatures que possible.</p>
<h3>Un nouveau droit citoyen</h3>
<p>Selon le texte soumis à pétition du peuple finlandais, le revenu de base devrait être introduit de manière à couvrir au moins les prestations de sécurité sociales de bases actuelles, sans réduire le revenu ou les prestations sociales des personnes à bas revenu. Son montant devrait sécuriser les moyens nécessaire à une vie en dignité, tel que l&rsquo;exigent la constitution finlandaise, les traités européens et les conventions internationales des droits de l&rsquo;Homme.</p>
<p>Par conséquent, le revenu de base est affirmé comme un droit citoyen à un revenu, versé automatiquement, sans contrôle de revenus ni autres conditions.</p>
<p>L&rsquo;initiative souligne la nécessité d&rsquo;un revenu de base compte tenu des incertitudes du marché du travail liées à une augmentation des contrats de travail à court terme, à temps partiel, ainsi qu&rsquo;à l&rsquo;émergence de nouvelles formes d&rsquo;auto-emploi. De surcroît, il répondrait au problème causé par l&rsquo;incompatibilité de plusieurs systèmes de prestations sociales avec les revenus du travail et l&rsquo;entrepreneuriat.</p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Le système social actuel, ne permet pas une continuité suffisante des revenus. Le revenu de base permettrait un système plus égalitaire et juste</em>&laquo;&nbsp;, argumente Vivan Storlund. &laquo;&nbsp;<em>Sur ces bases, nous demandons à nos députés de préparer des législations pour introduire un revenu de base.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Dès le premier jour du lancement de l&rsquo;initiative, 3100 signatures ont été collectées en ligne et une centaine sous forme papier. À la date d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, plus de 7900 signatures de soutien sont recensées sur le <a title="finlande revenu de base" href="https://www.kansalaisaloite.fi/fi/aloite/44">site officiel</a> des initiatives citoyennes en Finlande.</p>
<p>Souhaitons bonne continuation à cette initiative !</p>
<hr />
<p>Crédit photo: CC <a title="finlande" href="http://www.flickr.com/photos/stanjourdan/4237359957/">Stan Jourdan</a></p>
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		<title>Suisse: &#171;&#160;Lancer une initiative, c&#8217;est déjà une réussite&#160;&#187;</title>
		<link>http://revenudebase.info/2013/01/bien-suisse-recolte-initiative/</link>
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		<pubDate>Wed, 16 Jan 2013 13:02:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stanislas Jourdan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[initiative populaire fédérale]]></category>
		<category><![CDATA[Suisse]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>En pleine campagne pour récolter 100.000 signatures, le BIEN-SUISSE, réseau suisse francophone pour le revenu de base est fort occupé. Interview avec les membres actifs du mouvement.</p><p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2013/01/bien-suisse-recolte-initiative/">Suisse: &laquo;&nbsp;Lancer une initiative, c&rsquo;est déjà une réussite&nbsp;&raquo;</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>En pleine campagne pour la récolte de 100.000 signatures, le réseau suisse francophone pour le revenu de base est fort occupé. Anne-Béatrice Duparc, Ralph et Bernard Kundig, ont tout de même eu la gentillesse de répondre à nos questions. Ils nous racontent le déroulement de l&rsquo;initiative populaire et les perspectives que cela leur a ouvert depuis son lancement.</strong></p>
<p><em><strong>Tout d’abord, pouvez-vous nous raconter un peu le contexte suisse vis-à-vis du revenu de base ? Par qui est-il historiquement défendu ? Et depuis quand le BIEN-Suisse existe-t-il ?</strong></em></p>
<p><strong>Bernard Kundig</strong> : On parle d’allocation universelle puis de revenu de base inconditionnel en Suisse romande depuis la fin du siècle dernier, notamment à Genève, siège de l’Organisation Internationale du Travail, où l’association BIEN-Suisse est fondée en 2001. En 2006, à Bâle, est créé un réseau suisse alémanique indépendant, la Initiative Grundeinkommen (Initiative pour un revenu de base, en allemand) qui se développera avant tout dans sa propre région linguistique, la plus importante du pays.</p>
<p>Plus généralement, en Suisse le débat autour du revenu de base est influencé d’une part par les travaux de <a title="Philippe Van Parijs : « Soyons visionnaires et opportunistes »" href="http://revenudebase.info/2012/10/reflexions-philippe-van-parjis-congres-basic-income-earth-network/">Philippe van Parjis</a> à l’Université de Louvain (fondateur du <a title="bien revenu de base" href="http://www.basicincome.org/bien/">réseau BIEN</a>) ainsi que par l’humaniste <a title="goetz bien" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%B6tz_Werner">Goetz Werner</a> (entrepreneur et professeur de management, à l’Université de Karlsruhe).</p>
<p><em><strong>En avril dernier, vous avez lancé une initiative pour le revenu de base en Suisse, pouvez-vous nous rappeler l’origine de cette initiative ? Que pouvez-vous en obtenir ?</strong></em></p>
<p><strong>Bernard Kundig</strong> : L’initiative populaire “Pour un revenu de base inconditionnel” <a title="initative populaire Suisse revenu de base" href="http://revenudebase.info/2012/06/initative-populaire-revenu-de-base-suisse/">a été lancée par un groupe de personnes issues de la société civile</a>. Elle est soutenue en Suisse romande par BIEN-Suisse et en Suisse allemande par le réseau germanophone, qui a des liens forts avec le mouvement allemand en faveur du revenu de base.</p>
<p>En Suisse, l’<a title="initiative suisse" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Initiative_populaire_f%C3%A9d%C3%A9rale">initiative populaire</a> est une institution de la démocratie directe. Au niveau fédéral, une initiative populaire doit réunir 100.000 signatures dans un délai de 18 mois, sur une proposition d’amendement de la constitution fédérale, pour aboutir. Dans ce cas, le parlement et le gouvernement doivent entrer en matière sur la proposition, prendre position et éventuellement proposer un contre-projet. À la fin de la procédure, qui dure de deux à trois ans, le texte de l’initiative ainsi que, le cas échéant, le contre-projet gouvernemental font l’objet d’une votation populaire au suffrage universel.</p>
<p><strong>Ralph Kundig</strong> : Rien que le lancement de l’initiative, c&rsquo;est déjà une réussite en soi.<strong> Celle-ci nous permet pour la première fois de parler du revenu de base comme d’un projet concret, un avenir possible.</strong> Cela démontre aussi qu’il y a un groupe de personne prêt à se mobiliser pour porter cette idée dans tout le pays. Le projet que nous portons propose un changement radical de société. Quelle que soit la réussite de cette initiative fédérale, elle sera une étape historique dans ce changement.</p>
<p><em><strong>Nous sommes fin décembre 2012, soit près de 9 mois après le lancement de l’initiative : où en êtes-vous aujourd’hui ?</strong></em></p>
<p><strong>Bernard </strong>: À l’heure où nous donnons cette interview, nous avons obtenu quelques 53&rsquo;000 signatures de citoyens suisses, soit environ la moitié. Mais pour être certains de réussir, nous devons viser 120&rsquo;000 signatures, car l’expérience montre qu’il y a toujours environ 10% de “déchet” lors de la vérification des signatures par les communes.</p>
<p><em><strong>Pensez-vous qu’il soit encore possible d’obtenir les 70.000 signatures manquantes ?</strong></em></p>
<p><strong>Bernard </strong>: Nous n’avons ni l’expérience ni ne disposons de l’infrastructure et des moyens financiers utilisés par les partis politiques ou organisations professionnelles dans ce genre de procédures. Néanmoins, nous sommes confiants de pouvoir arriver au nombre voulu dans les délais.</p>
<p><strong>Anne-Béatrice </strong>: Nous allons régulièrement récolter dans la rue et sommes un nombre croissant de récolteurs à nous engager, parce que nous croyons profondément en ce projet. Il semble que l’idée fasse son chemin et que de nombreuses personnes, insatisfaites de l’organisation actuelle du système économique, comprennent le changement profond proposé par cette idée et qu’elles y soient favorables. La crise économique, qui commence aussi à se faire sentir en Suisse, amène les gens à réfléchir sur des façons différentes de vivre ensemble, de manière moins individualiste.</p>
<p>Nous sommes nombreux à nous éveiller à cette possibilité et le revenu de base fait partie des solutions qui peuvent porter cet élan sociétal de transformation. Les crises (économiques, écologiques) nous posent à tous des questions essentielles : quel système économique créer pour pouvoir vivre en tant que société avec moins ou pas de croissance? Comment permettre à chacun d’avoir ses besoins de base satisfaits dans un monde où l’emploi diminue, mais pas le besoin en activité ? Comment donner sa place à la créativité pour trouver des solutions aux crises et vivre mieux? Comment donner plus de place à ce qui est important pour chacun?</p>
<p>En ce sens, promouvoir cette initiative, récolter des signatures, est une chance : cela permet de faire passer plus loin le flambeau des questionnements essentiels et du changement. Pour ces raisons, je suis confiante que nous arriverons à récolter les 120.000 signatures. Notez bien que l’atteinte de cet objectif sera en soit un événement, car rares sont les initiatives populaires non lancées par des partis ou syndicats qui arrivent à franchir ce cap.</p>
<p><strong>Ralph</strong> : L’enthousiasme est ce qui nous anime pour obtenir les signatures manquantes. Pour cela, nous orchestrons des actions concrètes sur le terrain. Le réseau pour le revenu de base organise par exemple un événement le 20 janvier prochain, <a title="grundeinkommen suisse" href="http://bien-ch.ch/fr/story/nos-activites/generation-revenu-de-base-100-100">Génération Revenu de base 100&#215;100</a>, pour lequel 100 d’entre nous se sont engagés à récolter 100 signatures chacun, pour franchir une nouvelle étape de 10’000.</p>
<p><em><strong>Qu’avez-vous appris grâce à cette initiative ? Comment vous y prenez-vous pour récolter les signatures ? Quels conseils donneriez-vous aux autres mouvements européens qui préparent actuellement des initiatives similaires ?</strong></em></p>
<p><strong>Bernard </strong>: Au début, certains d’entre nous étaient pessimistes, car ils avaient l’habitude des initiatives lancées par des organisations traditionnelles (syndicats, partis, lobbies) ; d’autres au contraire pensaient qu’il suffirait de proposer l’initiative sur les réseaux sociaux <a title="revenu de base suisse" href="https://www.facebook.com/Pour.1Revenu.inconditionnel.de.base?fref=ts">comme Facebook</a> et qu’avec un look séduisant les signatures afflueraient quasiment toutes seules.</p>
<p>Mais nous avons appris par la pratique que <strong>la récolte de signatures doit principalement se faire &laquo;&nbsp;dans la vraie vie&nbsp;&raquo;, c’est-à-dire dans la rue, lors de manifestations, de fêtes populaires ou d’événements</strong> (projection du film DVD, débats) et que le travail d’explication doit se faire sur le vif. Cela implique une organisation technique et humaine minimale, des volontaires en suffisance, l’organisation de groupes locaux et des relais dans les médias.</p>
<blockquote><p>la récolte de signatures doit principalement se faire &laquo;&nbsp;dans la vraie vie&nbsp;&raquo;</p></blockquote>
<p><strong>Anne-Béatrice</strong>: Nous sommes dans une situation très différente des pays européens <a title="Feu vert pour l’initiative citoyenne européenne" href="http://revenudebase.info/2013/01/feu-vert-initiative-citoyenne-europeenne/">qui vont lancer l’Initiative Citoyenne Européenne</a> et récolter des signatures électroniques. Nous devons récolter les signatures de manière physique, sur papier. Et pour toucher les gens, il est important de trouver des manières de se faire entendre dans les médias, de créer des actions pour être visibles et propager l’idée dans la “vraie” vie. Il est important aussi d’aller dans la rue en étant bien visibles. Peu à peu les gens se familiarisent ainsi avec le projet que l’on porte et, à force de nous voir avec des pancartes dans des lieux publics, ils deviennent curieux et s’y intéressent.</p>
<p><img class="alignnone size-full wp-image-2429" title="bien-suisse-revenudebase" src="http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2013/01/bien-suisse-revenudebase.jpg" alt="" width="690" height="481" /></p>
<p><strong>Ralph </strong>: Comme l’a dit bien dit Béa, c’est avant tout une question de communication. Expliquer le principe du revenu de base à une personne complètement néophyte peut prendre quinze à trente minutes, soit un temps prohibitif pour récolter un nombre suffisant de signatures.</p>
<p>Il faut donc avoir une véritable stratégie d’action:</p>
<ul>
<li>Battage médiatique, tous les moyens à disposition sont bons.</li>
<li>Bonne visibilité sur le terrain, concept visuel en relation avec le point #1.</li>
<li>Collecte des signatures des personnes informées ou qui comprennent instinctivement les enjeux, et distribution d’imprimés avec carte-réponses signables et pré-affranchies aux autres. Ceci joue ainsi pour elles et leur entourage le rôle du point #1.</li>
<li>Inscription des personnes potentiellement intéressées à collaborer d’une manière ou d’une autre à la campagne.</li>
<li>Et il ne faut en aucun cas mésestimer l’impact d’une rencontre et l’effet du bouche-à-oreille. Chaque personne que l’on approche, qu’elle signe ou pas, aura reçu l’information et sera susceptible de la porter plus loin.</li>
</ul>
<p><em><strong>Jusqu’ici, quelles ont été les retombées dans la société suisse ?</strong></em></p>
<p><strong>Bernard</strong> : Au moment du lancement officiel de l’initiative en avril dernier, nous avons bénéficié d’une importante couverture médiatique. En Suisse allemande, la première chaîne télévisée nous a même consacré un soir Arena, l’émission politique la plus écoutée du pays. Cela est dû en partie au fait que notre initiative, à la différence de beaucoup d’autres, a un caractère « systémique » : le découplage, même partiel, du revenu et du travail ne peut laisser aucun citoyen suisse indifférent.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/ubUJ5x6_PeI" frameborder="0" width="690" height="388"></iframe></p>
<p>Certaines organisations, surtout d’orientation écologique, éthique ou même politique (la section vaudoise du parti des Verts, <a title="Un syndicat suisse soutient le revenu de base inconditionnel" href="http://revenudebase.info/2012/07/soutien-syndicat-suisse-revenu-de-base-syna/">le syndicat indépendant SYNA</a>, pour en citer quelques-unes) nous ont soutenus ou même se sont jointes à différents degrés à nos efforts.</p>
<p>Ainsi, nous avons petit à petit appris le métier et commencé à voir nos efforts récompensés. Les réseaux sociaux restent très importants, mais ne sont pas suffisants. Aujourd’hui, l’effet d’annonce s’étant estompé, il est à nouveau plus difficile d’obtenir une couverture médiatique : pour avoir les journalistes, il faut organiser des événements suffisamment importants avec le soutien de personnalités reconnues, le thème du revenu de base ne suffisant pas à lui seul, d’autant plus que c’est une notion très inhabituelle et donc relativement difficile à expliquer de manière simple et concise.</p>
<p><em><strong>Quelles actions envisagez-vous dans le futur proche ?</strong></em></p>
<p><strong>Anne-Béatrice</strong> : La récolte de signatures se terminera en août 2013, donc nous allons continuer d’y mettre toutes nos forces. Afin de faire connaître mieux l’idée et de mobiliser les gens, nous prévoyons un « Printemps du revenu de base » en Suisse romande qui rassemblera des événements très différents, tels un Grand Débat avec Philippe Van Parijs ou un concours artistique sur le thème, évidemment, du revenu de base!</p>
<p><em><strong>Une fois la récolte des signatures clôturée, quelle sera la suite pour votre mouvement ?</strong></em></p>
<p><strong>Bernard</strong> : Il faudra se battre pour convaincre la plus grande partie possible du corps électoral. Nous ne sommes pas certains d’obtenir d’emblée un vote positif, mais, pour nous, le simple fait que le revenu de base inconditionnel entre de plain pied dans la vie politique suisse, et que tous les groupes d’intérêt de la société soient mis en demeure de se prononcer sur le changement de paradigme sociétal et économique qu’il implique, représente déjà un immense pas en avant.</p>
<p>Dans ce contexte — et peut-être déjà plus rapidement — nous serons certainement amenés à préciser certains aspects de notre démarche, à la fois concernant le « pourquoi faire » (crise écologique, crise de la croissance économique, inégalités croissantes, précarité des emplois, effritement du sens du travail, etc.) et le « comment faire » (financement).</p>
<p>Car, en définitive, ce n’est que la dimension du constat qui peut légitimer la radicalité de la rupture systémique engendrée par le revenu de base inconditionnel.</p>
<p><strong>Ralph</strong> : De même que Anne-Béatrice, je pense que faire aboutir l’initiative fédérale sera un événement en soi. A partir de ce moment, le débat public commencera en Suisse, et sans doute aussi dans d’autres pays limitrophes. En effet, la Suisse joue une sorte de thermomètre dans une Europe où les citoyens ne disposent pas toujours de tels moyens d’expression démocratique.</p>
<p>Nous aurons donc certainement fort à faire pour communiquer et convaincre dans les différents médias. Nous devrons aussi trouver des moyens pour toucher la population dans son ensemble en créant notamment des événements et des productions culturelles ou artistiques.</p>
<p><strong>Merci et bon courage pour la suite !</strong></p>
<p>N&rsquo;hésitez pas à imprimer les <a href="http://bien-ch.ch/sites/bien/files/pdf/formulaire_initiative.pdf">feuilles de signature</a> pour l&rsquo;initiative populaire fédérale suisse.</p>
<hr />
<p>Crédits photos : © BIEN-SUISSE</p>
<p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2013/01/bien-suisse-recolte-initiative/">Suisse: &laquo;&nbsp;Lancer une initiative, c&rsquo;est déjà une réussite&nbsp;&raquo;</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Feu vert pour l&#8217;initiative citoyenne européenne</title>
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		<pubDate>Mon, 14 Jan 2013 19:19:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stanislas Jourdan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Europe]]></category>
		<category><![CDATA[ICE]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La commission européenne vient d'accepter le lancement de la collecte des signatures pour demander aux institutions européennes d'étudier sérieusement l'option d'un revenu de base européen. </p><p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2013/01/feu-vert-initiative-citoyenne-europeenne/">Feu vert pour l&rsquo;initiative citoyenne européenne</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Après un premier rejet et plusieurs mois d&rsquo;attente, la Commission Européenne vient de donner son feu vert à la collecte des signatures pour demander aux institutions européennes d&rsquo;étudier sérieusement l&rsquo;option d&rsquo;un revenu de base européen. Ainsi commence une campagne de 12 mois visant à récolter plus d&rsquo;un million de signatures.</strong></p>
<p><strong>Mise à jour :</strong> Il est maintenant possible de signer l&rsquo;initiative sur <a title="Site officiel de l'Initiative Citoyenne Européenne pour un Revenu de base en Europe" href="http://basicincome2013.eu" target="_blank">basicincome2013.eu</a></p>
<p>Le comité de citoyens de l&rsquo;initiative citoyenne européenne (ICE) a eu raison de ne pas baisser les bras lorsque la commission a <a title="ice revenu universel" href="http://revenudebase.info/2012/09/linitiative-citoyenne-europeenne-pour-le-revenu-de-base-rejete-par-la-commission/" target="_blank">rejeté une première tentative en septembre dernier</a>. Après étude de la seconde proposition envoyée en novembre dernier, celle-ci vient cette fois-ci de donner son feu vert à la récolte des signatures.</p>
<p>La Commission Européenne devait en effet certifier que la demande exprimée par le comité de citoyen entrait dans le cadre de ses attributions. Ceci notamment afin d&rsquo;éviter que de l&rsquo;énergie soit dépensée pour récolter un million de signatures… pour rien. Or, suite à la <a title="initiative européenne " href="http://revenudebase.info/2012/11/ice-revenu-base-florence/">réunion de Florence</a>, le comité de citoyen avait donc amendé sa demande et enregistré une nouvelle initiative sur le site de la Commission (<a title="texte pétition revenu de base" href="http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2013/01/Texte-ICE-Revenu-de-base-version-FR.pdf">consulter le texte en français ici</a>). Comme nous l&rsquo;écrivions en novembre dernier :</p>
<blockquote><p>Contrairement à la première version soumise à la commission, cette seconde version <strong>ne demande pas à la commission d’acte juridique en faveur du revenu de base</strong>, mais seulement de mettre en œuvre des moyens d’étudier sérieusement l’alternative du revenu de base. De plus, ce nouveau texte s’appuie plus solidement sur les recommandations du Parlement européen ainsi que sur l’article 156 du Traité de Fonctionnement de l’UE.</p></blockquote>
<p>Comme nous le pressentions, la Commission pouvait très difficilement rejeter une telle demande, qui a pour objectif de forcer les institutions européennes à prendre au sérieux l&rsquo;idée d&rsquo;un revenu de base inconditionnel pour tous les européens, et ainsi d&rsquo;alimenter le débat en Europe autour de cette idée. D&rsquo;où son titre: &laquo;&nbsp;Revenu de base inconditionnel - Explorer une voie vers des conditions sociales émancipatrices dans l&rsquo;UE&nbsp;&raquo;.</p>
<p><strong>Si le nombre de signatures requis est atteint dans un an, alors la Commission Européenne accordera une audience aux promoteurs de l&rsquo;ICE devant le Parlement européen</strong>. Elle devra ensuite accepter ou non la mission que l&rsquo;ICE leur demande (étudier la faisabilité du revenu de base européen) ou la refuser (en justifiant ses motifs). Si elle accepte, cela pourrait ouvrir la voie au financement d&rsquo;études, de conférences, forums, voire même <a title="experience revenu universel" href="http://revenudebase.info/tag/experimentations">d&rsquo;expérimentations</a> du revenu de base en Europe.</p>
<p>Le but de ces études serait aussi d&rsquo;explorer les différentes implications qu&rsquo;un revenu de base à l&rsquo;échelle européenne pourrait avoir : quelle harmonisation européenne sur le droit du travail ? Sur les droits sociaux ? Sur la fiscalité ? Ces questions méritent d&rsquo;être éclaircies et cela nécessite des moyens. Pour mémoire, voici un petit schéma du processus de l&rsquo;initiative citoyenne européenne (<a title="faq initiative européenne" href="http://revenudebase.info/initiative-citoyenne-europeenne/faq/">plus d&rsquo;infos ici</a>) :</p>
<p><img class="alignnone" title="ice revenu de base" src="http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2012/07/procedure-ice.jpg" alt="" width="690" /></p>
<h3>Une première mondiale</h3>
<p>Mais outre ce dénouement hypothétique, la stratégie déployée par les différentes organisations impliquées dans l&rsquo;ICE est surtout de <strong>lancer un signal</strong> à tous les citoyens européens : pour la première fois dans le monde, des organisations et citoyens de <strong>quatorze pays </strong>(Autriche, Belgique, Danemark, France, Grèce, Allemagne, Irlande, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Pologne, Slovaquie, Slovénie, Royaume-Uni) ont décidé d&rsquo;unir leurs force pour promouvoir le revenu de base. <strong>Il est clair qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;une première étape dans la création d&rsquo;un mouvement social d&rsquo;ampleur européenne autour de cette idée.</strong></p>
<p>Pour l&rsquo;heure, le site permettant de soutenir l&rsquo;initiative est encore en cours de préparation, et les mesures de sécurité et de protection des données privées du système permettant la collecte des signatures doit encore être certifié conforme par la commission .</p>
<p>Nous vous tiendrons bien sûr informés ici-même lorsque vous pourrez signer notre demande. En attendant, nous vous invitons à suivre la <a title="initiaitve ice revenu de base" href="https://www.facebook.com/ECI.BasicIncome?fref=ts">page Facebook dédiée à l&rsquo;initiative</a> et à vous <a title="revenu européen" href="http://revenudebase.info/newsletter/">inscrire à notre newsletter</a> pour être tenus informés en Français des développements importants à venir.</p>
<p>À très bientôt pour une campagne historique !</p>
<hr />
<p>Crédit photo : <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-sa/2.0/"><img title="Paternité" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_attribution_small.gif" alt="Paternité" border="0" /><img title="Partage selon les Conditions Initiales" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_sharealike_small.gif" alt="Partage selon les Conditions Initiales" border="0" /></a> <a title="pétition européenne" href="http://www.flickr.com/photos/howardlake/4727110626/">HowardLake</a></p>
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		</item>
		<item>
		<title>Les banquiers grecs prouvent que le revenu de base est possible</title>
		<link>http://revenudebase.info/2012/12/banquiers-grecs-revenu-de-base/</link>
		<comments>http://revenudebase.info/2012/12/banquiers-grecs-revenu-de-base/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 29 Dec 2012 09:33:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stanislas Jourdan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[banques]]></category>
		<category><![CDATA[crise de l'euro]]></category>
		<category><![CDATA[Grèce]]></category>
		<category><![CDATA[Monnaie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>La recapitalisation des banques grecques pourrait coûter jusqu'à 50 milliards d'euros. Autant d'argent qui pourrait être injecté dans l'économie réelle par un revenu de base. </p><p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2012/12/banquiers-grecs-revenu-de-base/">Les banquiers grecs prouvent que le revenu de base est possible</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>La recapitalisation des banques grecques annoncée le 27 décembre pourrait coûter jusqu&rsquo;à 50 milliards d&rsquo;euros. C&rsquo;est autant d&rsquo;argent qui, au lieu d&rsquo;augmenter le service de la dette, pourrait être injecté dans l&rsquo;économie réelle via le revenu de base. Pourquoi financer des banques moribondes au lieu de venir en aide aux citoyens grecs?</strong></p>
<p><em>Article initialement publié en anglais sur le blog <a title="basic income greece" href="http://boilingfrogs.info/2012/12/28/bankers-basic-income-feasible-greece/">Boiling Frogs</a>.</em></p>
<p>La Banque centrale grecque <a title="banques grecques" href="http://www.latribune.fr/actualites/economie/union-europeenne/20121227trib000739593/-275-milliards-d-euros-pour-la-recapitalisation-des-4-principales-banques-grecques.html">vient d&rsquo;annoncer</a> le coût de la recapitalisation des banques grecques: 27,5 milliards d&rsquo;euros rien que pour les 4 banques principales, et 40 milliards au total. Un chiffre qui pourrait même atteindre 50 milliards, admet la banque centrale. Soit tout de même environ 20% du PIB de la Grèce.</p>
<p>Quelle arnaque, n&rsquo;est-ce pas? Et bien en fait,<strong> c&rsquo;est génial </strong>: par l&rsquo;absurdité de leurs actions, les banquiers fournissent la meilleure preuve possible au <a title="monetary dividend greece" href="http://boilingfrogs.info/2012/09/04/how-to-save-greece-full-paper/">raisonnement</a> que je développe depuis quelques mois, selon lequel un revenu de base est parfaitement finançable, même dans un pays à la dérive comme la Grèce.</p>
<p>Faisons un calcul simple : étant donné qu&rsquo;il y a environ 10,7 millions d&rsquo;habitants en Grèce, et 12 mois dans l&rsquo;année, cela veut dire que les ploutocrates vont dépenser exactement 315 euros par mois et par citoyen, simplement pour empêcher les banques de faire faillite.</p>
<p>Mais surtout, cela veut également dire qu&rsquo;au lieu de donner cet argent aux banquiers corrompus, <strong>on pourrait donner à chaque citoyen vivant en Grèce <a title="grèce solution" href="http://en.wikipedia.org/wiki/Basic_income_guarantee">un revenu de base</a> mensuel de 315 euros</strong>. Je répète: 315 € à chaque citoyen résidant en Grèce, dont les enfants et les retraités, sans aucune forme de bureaucratie, sans condition.</p>
<p>Au lieu de donner de l&rsquo;argent gratuitement aux banquiers, nos dirigeants pourraient parfaitement stimuler l&rsquo;économie réelle grâce à <strong>des transferts directs d&rsquo;argent au profit des citoyens</strong>, qui sont à la fois les premières victimes de la crise mais aussi les premiers à pouvoir changer quelque chose dans leur pays (puisque les politiciens ne le peuvent apparemment pas sans détériorer la situation à tout point de vue).</p>
<h3>Jeter l&rsquo;argent par les fenêtres</h3>
<p>Certains objecteront que la recapitalisation des banques va les rendre plus fortes, leur permettant ainsi de prêter à nouveau et d&rsquo;injecter cet argent dans l&rsquo;économie. Cet argument est à tout le moins faux en grande partie, s&rsquo;il ne tient pas de la mascarade.</p>
<p>Souvenons-nous que les banques grecques comptent principalement sur les fonds monétaires de la Banque centrale grecque, à travers le système de la &laquo;&nbsp;<a title="ela greece" href="http://boilingfrogs.info/2012/03/22/future-before-reuters/">provision de liquidité d&rsquo;urgence</a>&nbsp;&raquo; (emergency liquidity assistance &#8211; ELA &#8211; en anglais). À fin novembre, ces opérations spéciales et quasi-secrètes ont atteint 123 milliards d&rsquo;euros (voir le graphique ci-dessous).</p>
<p><img title="ela-greek-banks" src="http://boilingfrogs.info/files/2012/12/ela-greek-banks.png" alt="grece banques creation monetaire" width="600" height="371" /></p>
<h3>Les banques grecques sont des zombies</h3>
<p>Donc, en gros, <a title="crise de la dette abnques" href="http://edmundburkeinstitute.ie/elaessay.php">tout comme en Irlande</a> il y a quelques mois, dès que les banques vont recevoir l&rsquo;argent, il va aller directement au remboursement des ELA, et donc pas à l&rsquo;émission de nouveaux crédits dans l&rsquo;économie réelle, comme certains économistes le prétendent. Ensuite, la Banque de Grèce va quant à elle simplement effacer cette ligne de crédit exceptionnelle, et continuer à faire comme si de rien n&rsquo;était. <em>Business as usual</em>, comme on dit.</p>
<p>Je vous ai perdus en cours de route ? Il vous suffit de comprendre ce simple fait : les banques grecques sont des zombies. Elles sont mortes financièrement mais on les maintient en vie artificiellement pour maintenir l&rsquo;illusion que le système est sauf. Leur donner de l&rsquo;argent ne servira qu&rsquo;à réduire la taille du gros trou noir qu&rsquo;a créé la BCE en laissant la Banque de Grèce utiliser sa baguette magique. En fait, <strong>recapitaliser les banques grecques revient à détruire de l&rsquo;argent.</strong></p>
<p>Donc, plutôt que perdurer dans le mensonge, il serait temps d&rsquo;assumer le fait que la banque centrale imprime actuellement de l&rsquo;argent pour sauver une poignée de banquiers privilégiés. Et de passer à l&rsquo;étape suivante : faire la même chose&#8230; pour tout le monde.</p>
<p>Ironie du sort, le revenu de base n&rsquo;a finalement pas l&rsquo;air si coûteux au regard des <a title="sado-monetarisme" href="http://blogs.telegraph.co.uk/finance/ambroseevans-pritchard/100021180/who-will-stop-the-sado-monetarists-as-jobless-youth-hits-58pc-in-greece/">erreurs très onéreuses</a> commises par ceux qui l&rsquo;empêchent de voir le jour !</p>
<hr />
<p><em>Article initialement publié en anglais sur le blog <a title="greek banks scam" href="http://boilingfrogs.info/2012/12/28/bankers-basic-income-feasible-greece/">Boiling Frogs</a>.</em></p>
<p>Traduction de Marie-Laure Le Guen.</p>
<p>Crédit photo: <img title="Paternité" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_attribution_small.gif" alt="Paternité" border="0" /><img title="Pas d'utilisation commerciale" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_noncomm_small.gif" alt="Pas d'utilisation commerciale" border="0" /><img title="Pas de modification" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_noderivs_small.gif" alt="Pas de modification" border="0" /> <a title="merry crisis happy fear" href="http://www.flickr.com/photos/ionandr/3125160028/">ionandr</a></p>
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		<title>Une collecte de fonds pour relancer l&#8217;expérimentation en Namibie</title>
		<link>http://revenudebase.info/2012/12/namibie-experimentation-dons/</link>
		<comments>http://revenudebase.info/2012/12/namibie-experimentation-dons/#comments</comments>
		<pubDate>Mon, 10 Dec 2012 17:27:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stanislas Jourdan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Expérimentations]]></category>
		<category><![CDATA[Namibie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>L'initiative pour le revenu de base à Cologne (Allemagne) a décidé de lancer une collecte de dons pour permettre à l'expérimentation namibienne de se poursuivre.</p><p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2012/12/namibie-experimentation-dons/">Une collecte de fonds pour relancer l&rsquo;expérimentation en Namibie</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Le groupe pour le revenu de base à Cologne (Allemagne) a décidé de lancer une campagne de dons pour permettre à l&rsquo;expérimentation namibienne de se poursuivre.</strong></p>
<p>Nous vous faisions part de cette triste nouvelle en septembre : l&rsquo;expérimentation du revenu de base mise en place depuis 2008 dans le village d&rsquo;Otjivero en Namibie était <a title="L’expérimentation namibienne est en passe d’être arrêtée, faute de moyens" href="http://revenudebase.info/2012/09/experimentation-namibienne-revenu-de-base-difficultes/">en phase d&rsquo;être interrompue, faute de moyens</a>.</p>
<p>Cette mauvaise nouvelle avait beaucoup secoué la communauté mondiale. Il faut dire que l&rsquo;expérimentation sociale namibienne, <a title="experiences allocation universelle" href="http://revenudebase.info/2012/06/quand-la-realite-devance-lutopie/">par ses impressionnants résultats</a>, est devenue emblématique pour la promotion du revenu de base dans le monde. Il y a quelques semaines, un <a title="L’ONU presse la Namibie d’implémenter le revenu de base" href="http://revenudebase.info/2012/11/onu-namibie-revenu-de-base/">rapporteur de l&rsquo;ONU avait même salué</a> les résultats des travaux de la coalition namibienne pour le revenu de base et exprimé son soutien à l&rsquo;étude de l&rsquo;élargissement de l&rsquo;expérimentation à l&rsquo;échelle du pays.</p>
<p>Des citoyens ont donc décidé d&rsquo;agir : en Allemagne, <a title="cologne revenu de base" href="http://www.bgekoeln.de/">l&rsquo;initiative pour le revenu de base de Cologne</a> a lancé une collecte de fonds pour soutenir financièrement la poursuite de l&rsquo;expérimentation à Otjivero. Voici le communiqué qui a été transmis par le groupe :</p>
<blockquote><p>Chers partisans du revenu de base,</p>
<p>Le groupement de Cologne pour un revenu de base a décidé lors de la dernière réunion de ses membres, mercredi dernier, de mettre sur pieds une campagne de dons pour le projet de revenu de base à Otjivero-Omitara (Namibie), avec comme but d’atteindre 5000 euros pour les habitants de ce village d’ici la fin de l’année.</p>
<p>Avec pour titre « Un revenu de base en Afrique, une aide au développement qui atteint les hommes », notre « maradon » pour le projet pilote à Otjivero-Omitara <a title="collect funds namibia" href="http://www.alvarum.com/otjivero">a ainsi démarré</a>.</p>
<p>Nous espérons que le plus possible d’entre vous pourra y prendre part afin que le projet pilote puisse continuer, une année encore. Ainsi nous prions tous ceux qui désirent également soutenir ce projet, de bien vouloir contribuer avec un don (tous les dons supérieurs à 5 euros sont bienvenus !) et de faire suivre le lien vers la page de collecte à sa famille, ses amis et ses connaissances.</p></blockquote>
<p>À ce jour, 850 euros ont été récoltés, soit 17% des 5000 euros visés .</p>
<h3>Le retour de la Charité ?</h3>
<p>Cette initiative, bien que très bien intentionnée, ne manquera pas de faire grincer des dents certains : n&rsquo;est-il pas absurde que la communauté d&rsquo;Otjivero ait besoin de l&rsquo;aide extérieure pour financer son système de revenu de base ? N&rsquo;est-ce pas là une preuve de l&rsquo;échec de l&rsquo;expérimentation – du moins en termes de soutenabilité ? <strong>N&rsquo;est-ce pas un retour de la logique de charité à laquelle s&rsquo;opposent farouchement les défenseurs du revenu de base ?</strong></p>
<p>D&rsquo;autres argueront que le village devrait mettre en place le revenu de base en monnaie complémentaire afin d&rsquo;éviter que l&rsquo;argent ne « fuite » en dehors de la communauté d&rsquo;Otjivero…</p>
<p>D&rsquo;un autre coté, cette expérimentation a atteint un niveau de popularité tel, tant en Namibie qu&rsquo;à travers le monde, qu&rsquo;elle est devenue le symbole de la lutte contre un gouvernement sourd et un <a title="fmi namibie" href="http://www.courrierinternational.com/article/2010/04/29/les-miracles-du-revenu-minimum-garanti">FMI aveugle</a>. Et rien que pour ça, il serait dommage de laisser s&rsquo;éteindre la lueur qui s&rsquo;est éclairée à Otjivero…</p>
<p>Chacun demeure libre de se faire son avis face à ces différentes interprétations et d&rsquo;apporter ou non son soutien à l&rsquo;initiative du groupe de Cologne.</p>
<hr />
<p>Credit image: <a title="namibie revenu de base" href="http://www.bignam.org/Pictures/Pilot%20Project/pages/image/imagepage49.html">Dirk Haarmann</a></p>
<p>Traduction de l&rsquo;Allemand : Sébastien Désautel</p>
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		</item>
		<item>
		<title>Canada: Retour dans le passé de la &#171;&#160;ville sans pauvreté&#160;&#187;</title>
		<link>http://revenudebase.info/2012/12/evelyn-forget-experimentation-mincome-canada/</link>
		<comments>http://revenudebase.info/2012/12/evelyn-forget-experimentation-mincome-canada/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 06 Dec 2012 11:30:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stanislas Jourdan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Canada]]></category>
		<category><![CDATA[Expérimentations]]></category>
		<category><![CDATA[Programme Mincome]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Dans les années 70, une expérience connue sour le nom de "Programme MINCOME" visait à mettre en place un système de revenu de base garanti dans le petite ville de Dauphin, au Canada. Evelyn Forget nous raconte.</p><p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2012/12/evelyn-forget-experimentation-mincome-canada/">Canada: Retour dans le passé de la &laquo;&nbsp;ville sans pauvreté&nbsp;&raquo;</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>De 1974 à 1979, une expérimentation sociale connue sour le nom de &laquo;&nbsp;<a title="revenu de base canada" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Programme_Mincome">Programme MINCOME</a>&nbsp;&raquo; visait à mettre en place un système de revenu de base garanti dans le petite ville de Dauphin, au Canada. Evelyn Forget fait partie des rares chercheuses ayant investigué sur ce sujet. Nous l&rsquo;avons interrogé pour en savoir plus sur le contexte et les résultats de ses travaux de recherche.</strong></p>
<div></div>
<h3><em><strong>Bonjour Evelyn, pouvez-vous nous dire pourquoi vous vous intéressez au revenu de base ?</strong></em></h3>
<p>Je suis professeur d&rsquo;économie à la faculté de médecine de l&rsquo;Université du Manitoba et mon intérêt de base concerne les coûts des soins de santé. Il n&rsquo;y a pas besoin de travailler très longtemps dans la Santé pour réaliser que la plupart des cas que vous traitez sont les séquelles de la pauvreté. Les gens sont malades parce qu&rsquo;ils sont pauvres.</p>
<p>Je connaissais l&rsquo;expérience Mincome qui avait eu lieu dans les années 1970, mais je ne savais pas ce qui avait émergé des résultats. Je me demandais s&rsquo;il y avait moyen de « revenir en arrière » et de trouver des participants afin de voir quel effet avait eu le revenu garanti sur leur vie et celle de leurs enfants.</p>
<h3 dir="ltr"><em><strong>Pouvez-vous nous rappeler le contexte de cette expérimentation ? Ainsi que ses principales caractéristiques ?</strong></em></h3>
<div id="attachment_2039" class="wp-caption alignleft" style="width: 235px"><a href="http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2012/12/evelyn-forget.jpg"><img class="size-medium wp-image-2039" title="evelyn-forget" src="http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2012/12/evelyn-forget-e1354467927958-225x300.jpg" alt="" width="225" height="300" /></a><p class="wp-caption-text">Evelyn Forget, 2012</p></div>
<p dir="ltr">L&rsquo;expérience a été introduite en 1974 et a pris fin en 1979. Elle a été réalisée dans deux sites au Manitoba : la ville de Winnipeg (450.000 habitants à l&rsquo;époque), et la petite ville de Dauphin (environ 10.000 personnes).</p>
<p dir="ltr">La particularité à Dauphin était que toutes les familles qui vivaient dans la ville (pas seulement un échantillon) ont participé à l&rsquo;expérience et ont reçu le revenu garanti si leur revenu était trop bas. Tout le monde n&rsquo;a pas reçu de l&rsquo;argent, mais on avait promis à tous que si leurs revenus étaient assez bas, ils obtiendraient ce soutien financier. Le gens devaient simplement se présenter au bureau, remplir les formulaires et fournir leurs fiches de paie. Et bien sûr, on vérifiait leur identité.</p>
<p dir="ltr">Le but de l&rsquo;expérimentation sociale était de savoir si les gens cesseraient de travailler ou travailleraient moins d&rsquo;heures si on leur garantissait un revenu. Beaucoup de gens pensaient que les heures travaillées diminueraient de manière significative.</p>
<p dir="ltr">Pour ma part, j&rsquo;étais curieuse de savoir s’il y avait d&rsquo;autres effets &#8211; et notamment si les gens étaient en meilleure santé et s’ils restaient plus longtemps à l&rsquo;école.</p>
<h3 dir="ltr"><em><strong>Justement, vous avez produit la recherche sociologique la plus importante sur cette expérimentation. Quels en furent les résultats les plus frappants ?</strong></em></h3>
<p dir="ltr">Mes propres recherches ne concernaient pas l&rsquo;étude de l&rsquo;évolution de l&rsquo;effort de travail. D&rsquo;autres économistes ont investigué ça dans les années 1980 et ils ont découvert que seulement deux groupes d’individus ont travaillé moins d&rsquo;heures : les femmes mariées et les adolescents.</p>
<p dir="ltr">Les premières utilisaient effectivement le revenu garanti pour « acheter » elles-mêmes des congés de maternité plus longs. Quand elles quittaient le marché du travail pour donner naissance, elles restaient plus longtemps à la maison. Deuxièmement, les adolescents, et les garçons en particulier, ont réduit leurs heures de travail, car ils ont pris leur premier emploi à temps plein à un âge plus avancé.</p>
<p dir="ltr">C’était le point de départ de ma propre recherche. Je me suis demandé : s’ils ne travaillaient pas, cela signifiait probablement qu&rsquo;ils restaient plus longtemps à l&rsquo;école. Et c&rsquo;est ensuite ce que j&rsquo;ai démontré : le taux de réussite à l&rsquo;école secondaire (Grade 12 = Terminale) a augmenté au cours de l’expérience.</p>
<p dir="ltr">Mes résultats les plus significatifs portent sur les coûts des soins de santé. J&rsquo;ai utilisé les données des assurances-maladie pour démontrer que les taux d&rsquo;hospitalisation ont diminué de 8,5% chez les sujets de l&rsquo;expérience par rapport aux sujets dits « témoins ». J&rsquo;ai expliqué cela par la réduction des « accidents et blessures » et la réduction des hospitalisations pour problèmes de santé mentale.</p>
<p dir="ltr"><a title="mincome programme evelyn forget" href="http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2012/12/Mincome_2008_Forget.pdf">Pour consulter les détails de l&rsquo;étude, cliquer ici (pdf).</a></p>
<h3 dir="ltr"><em><strong>Avez-vous remarqué un effet négatif sur les prix, notamment de l&rsquo;immobilier ?</strong></em></h3>
<p>Non, car ces statistiques n&rsquo;étaient pas spécifiquement suivies. Et puis, il faut se souvenir que nous étions dans une période d&rsquo;inflation massive à travers le pays, du coup il serait difficile d&rsquo;attribuer les augmentations de prix au programme MINCOME.</p>
<h3 dir="ltr"><em><strong>Concernant la faible baisse du nombre d&rsquo;heures travaillées, comment analysez-vous ces résultats ? Et sont-ils similaires aux autres expérimentations nord-américaines ?</strong></em></h3>
<p>En effet, peu de gens à Dauphin ont cessé de travailler, et même parmi ceux qui avaient un emploi à temps plein, très peu ont réduit leur temps de travail. En fait, un revenu garanti bien conçu (et celui-ci a été conçu comme un crédit d&rsquo;impôt remboursable) incite les gens à travailler car il complète les revenus des travailleurs pauvres et est beaucoup plus efficace que tous autres types d&rsquo;aide sociale.</p>
<p>Les expériences américaines ont révélé les mêmes résultats.</p>
<h3 dir="ltr"><em><strong>Certains nuancent ces résultats en expliquant que les gens anticipaient le fait que cette expérience aurait une fin ? Qu&rsquo;en pensez-vous ?</strong></em></h3>
<p dir="ltr"><strong>Le régime de prévoyance qui existait à l&rsquo;époque créait de fortes désincitations au travail. </strong>À l&rsquo;époque, tout dollar gagné se traduisait par une baisse égale de leurs prestations. À l&rsquo;inverse, le programme MINCOME créait une incitation à travailler, car seulement 50 cents pouvaient être pris. Sans avoir la certitude que le programme se poursuivrait, la plupart des gens croyait à l&rsquo;époque que ce projet pilote serait généralisé à la fin de la décennie.</p>
<p dir="ltr">Mais plus généralement je ne trouve pas que les arguments du « programme temporaire » soient très convaincants. Ils sont même parfois contradictoire : <strong>si les gens étaient vraiment irresponsables, se projetteraient-ils quatre ans dans l’avenir pour décider comment se comporter aujourd&rsquo;hui ?</strong></p>
<h3 dir="ltr"><em><strong>Comment cela se peut-il que les effets de cette expérience n&rsquo;aient pas été étudiés pendant si longtemps ? </strong></em></h3>
<p dir="ltr">L’expérience avait été initiée par les gouvernements de centre gauche au début des années 1970. Puis ces gouvernements ont été remplacés tant au niveau provincial que fédéral, par le centre droit, notamment en raison des événements économiques des années 1970 &#8211; l&rsquo;inflation, le chômage, l&rsquo;augmentation du prix du pétrole, les taux d&rsquo;intérêt élevés. Du coup, les gouvernements se sont désintéressés de la lutte contre la pauvreté et se sont préoccupés davantage d&rsquo;autres enjeux comme la stabilisation du niveau des prix.</p>
<p dir="ltr">Quant à moi, j&rsquo;ai eu connaissance de MINCOME car j&rsquo;étais étudiante de premier cycle dans les années 1970, et mes profs d&rsquo;économie nous disaient que cette expérience allait révolutionner la façon dont le Canada appréhendait les programmes sociaux. Selon eux, cela deviendrait le fondement de la justice sociale…</p>
<h3 dir="ltr"><em><strong>Est-ce que les habitants de Dauphin se souviennent de cette expérimentation ? Et qu&rsquo;en pensent-ils ? Quid des chercheurs qui avaient travaillé sur le projet à l&rsquo;époque ?</strong></em></h3>
<p dir="ltr">Oui, nous avons discuté avec ces deux groupes. De nombreux participants se souviennent et sont reconnaissants pour les opportunités que le MINCOME leur a offertes à eux et à leurs enfants. Tous nous ont mentionné le bienfait du programme pour l&rsquo;Éducation, soit parce qu&rsquo;ils avaient réussi à obtenir une formation professionnelle, soit parce que leurs enfants avaient pu étudié plus longtemps à l&rsquo;école. La plupart pensent que cela aurait dû perdurer.</p>
<p dir="ltr">Les chercheurs &#8211; en particulier les enquêteurs qui étaient tous des jeunes diplômés &#8211; ont été touchés par leur expérience. Peu avaient la moindre idée de la profondeur de la pauvreté qui existait, ou même, de ce qu&rsquo;était la vie rurale au Manitoba à l&rsquo;époque. Aujourd&rsquo;hui, beaucoup sont devenus universitaires ou sont des réformistes du système social.</p>
<h3><em>Y-a-t-il d&rsquo;autres expérimentations actuellement en cours de préparation au Canada ? Et s&rsquo;il fallait en faire une autre, comment vous y prendriez-vous ?</em></h3>
<p dir="ltr">Il n’y a aucune expérience à ma connaissance. Certains voudraient faire certaines choses différemment, mais je pense que cette expérience était vraiment très bonne. Après, obtenir les statistiques de santé fut beaucoup plus facile pour moi que les chercheurs de l&rsquo;époque, parce que différentes sources de données sont devenues disponibles.</p>
<h3 dir="ltr"><em>Est-ce que l&rsquo;expérience a contribué à la diffusion du revenu de base au Canada ?</em></h3>
<p>Question intéressante… Mais hélas non, beaucoup de gens ne sont pas encore à l&rsquo;aise avec le concept de revenu de base, malgré l’évidence des résultats. Je parle à beaucoup de gens qui soutiennent le concept, mais beaucoup pensent que c&rsquo;est trop cher et que les gens devraient simplement travailler pour vivre. Comme dans les années 1970, beaucoup de gens pensent que nous ne pouvons pas offrir une justice sociale.</p>
<p>Mais on reparle quand même du revenu garanti. La presse aussi en fait régulièrement mention. Au Canada, l&rsquo;un des plus importants partisans est <a title="basic income canada" href="http://theagenda.tvo.org/blog/agenda-blogs/what-do-you-think-guaranteed-annual-income">le sénateur conservateur Hugh Segal</a>. Je ne suis pas sûr qu&rsquo;il ait l&rsquo;oreille de son groupe parlementaire, mais il tire la régulièrement la sonnette d’alarme parmi les hommes d&rsquo;affaires et les politiciens.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/uTv_GByhUxw" frameborder="0" width="690" height="388"></iframe></p>
<p>Au Canada, les personnes âgées à faible revenu reçoivent un supplément, qui est une sorte de revenu garanti pour les personnes âgées. De même, les personnes ayant des enfants à charge reçoivent une prestation sociale à ce titre. Aucune de ces aides n’est aussi importantes que ce qu&rsquo;elle devrait être, mais elles existent. En fait, un bon nombre des meilleures réformes de la protection sociale ressemble beaucoup à un revenu de base, bien qu’elles ne concernent qu&rsquo;une partie de la population.</p>
<p>Je pense que la prochaine étape est bien évidemment d’envisager un revenu garanti pour le reste de la population.</p>
<h3 dir="ltr"><em><strong>Cette perspective est-elle d&rsquo;actualité au Canada ?</strong></em></h3>
<p>Cette question n&rsquo;est malheureusement pas à l&rsquo;ordre du jour, du moins pas sous le nom de « revenu annuel garanti ». Je pense que les gens sont plus à l&rsquo;aise avec des dispositifs comme le « crédit d&rsquo;impôt familial remboursable », ce qui revient à la même chose. Nous évoluons progressivement vers le RAG (Revenu Annuel Garanti) au fil du temps, mais les événements économiques actuels interviennent de toute façon.</p>
<p>L&rsquo;une des difficultés auxquelles nous sommes confrontés au Canada est notre système fédéral : seul celui-ci pourrait soutenir un tel système, mais les politiques sociales relèvent de la responsabilité des provinces. Il sera difficile de convaincre toutes les provinces d’accepter un tel régime social, ou alors il faudrait un leadership fort au niveau national. Or, je ne vois pas le gouvernement actuel faire une telle chose…</p>
<p>Le chemin est encore long, mais nous avons d&rsquo;ardents défenseurs de cette idée dans l&rsquo;échiquier politique. Tant que nous continueront de faire vivre cette idée, elle sera prise en compte !</p>
<hr />
<p>Photo de couverture: La Gare de Dauphin, Manitoba <img title="Paternité" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_attribution_small.gif" alt="Paternité" border="0" /><img title="Pas d'utilisation commerciale" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_noncomm_small.gif" alt="Pas d'utilisation commerciale" border="0" /><img title="Pas de modification" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_noderivs_small.gif" alt="Pas de modification" border="0" /> <a href="http://www.flickr.com/photos/railsr4me/">railsr4me</a> - Traduit et adapté de l&rsquo;anglais par Raphael Willems &amp; Stanislas Jourdan</p>
<p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2012/12/evelyn-forget-experimentation-mincome-canada/">Canada: Retour dans le passé de la &laquo;&nbsp;ville sans pauvreté&nbsp;&raquo;</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
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		<title>Michel Meunier: &#171;&#160;La France a les moyens d&#8217;avoir un vrai système de solidarité&#160;&#187;</title>
		<link>http://revenudebase.info/2012/12/michel-meunier-cjd-revenu-base/</link>
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		<pubDate>Tue, 04 Dec 2012 14:56:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stanislas Jourdan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Centre des Jeunes Dirigeants]]></category>
		<category><![CDATA[Elections]]></category>
		<category><![CDATA[financement]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Meunier]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Ancien président du Centre des Jeunes Dirigeants (CJD), Michel Meunier revient sur la proposition d'allocation universelle que défend cet influente organisation.</p><p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2012/12/michel-meunier-cjd-revenu-base/">Michel Meunier: &laquo;&nbsp;La France a les moyens d&rsquo;avoir un vrai système de solidarité&nbsp;&raquo;</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au beau milieu de la campagne présidentielle, le <a title="centre jeunes dirigeant meunier" href="http://www.cjd.net/">Centre des Jeunes Dirigeants d&rsquo;Entreprise</a> (CJD) s&rsquo;était déclaré ouvertement en faveur du revenu de base, inscrit au chapître premier de sa publication &laquo;&nbsp;Projet Oïkos&nbsp;&raquo;, recueil très fouillé de 12 propositions. Stanislas Jourdan est allé à la rencontre de Michel Meunier, ancien président du CJD, pour en savoir plus sur le cheminement de l&rsquo;idée dans cette organisation.</strong></p>
<p><em><strong>Michel MEUNIER, vous êtes un ancien président de la plus ancienne instance patronale de France et étiez en cours de mandat pendant l’élection Présidentielle de 2012. À ce moment-là, le CJD* a produit des propositions à destination des Candidats parmi lesquelles figurait l&rsquo;allocation universelle que vous aviez intégré alors dans votre projet Oïkos* : pouvez-vous nous en dire plus ?</strong></em></p>
<p><em><strong></strong></em>Depuis les années cinquante, Le CJD a pris l&rsquo;habitude de formuler des propositions concrètes en période d&rsquo;élections. Cette année en 2012, nous avons néanmoins opéré différemment en mobilisant notre Think Tank, le « CJD Lab », laboratoire de réflexion, qui auparavant était un organe indépendant du CJD.</p>
<div id="attachment_2066" class="wp-caption alignleft" style="width: 210px"><a href="http://www.calameo.com/read/000947174318c527fe7e6"><img class=" wp-image-2066 " title="oikos" src="http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2012/10/oikos.jpg" alt="" width="200" /></a><p class="wp-caption-text">Cliquer pour consulter le livre blanc du CJD.</p></div>
<p>À la faveur d&rsquo;un remaniement de notre organisation, nous avons choisi de mettre ce « CJD Lab » davantage au service du mouvement en permettant au bureau et à la stratégie nationale de faire appel à lui. Ainsi, nous avons pu travailler avec les personnes du laboratoire ainsi que d&rsquo;autres personnes amies du mouvement afin de rédiger un véritable projet de société plus juste, plus en phase avec nos valeurs.</p>
<p>C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;en mai 2010, une équipe provenant d&rsquo;horizons très divers (économistes, sociologues, entrepreneurs..) s&rsquo;est formée autour de <a title="cjd allocation universelle" href="http://eddy-fechtenbaum.over-blog.com/">Eddy Fechtenbaum</a> qui a piloté le projet. Un an plus tard, les propositions élaborées ont été approuvées par le conseil du réseau et le bureau national, et nous avons les avons publiées en novembre 2011, sous le nom du projet &laquo;&nbsp;Oïkos&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Nous sommes ensuite parti en tournée avec 32 conférences de janvier à avril. Le but était d&rsquo;aller à la rencontre de nos membres, des organisations politiques, patronales, et de la société civile pour pouvoir échanger sur les propositions du CJD. Nos propositions ont également été diffusées à 45.000 exemplaires via le magazine <em>Challenges</em>.</p>
<p><em><strong>Comment est arrivée l’allocation universelle dans ce projet ?</strong></em></p>
<p><em><strong></strong></em>En fait, déjà dans les années 1980 le CJD s’était prononcé pour le revenu d’existence de Yoland <a title="bresson revenu de base" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Yoland_Bresson">Bresson.</a> Pour vous dire que l’idée n’est pas sortie du chapeau ! Avec certains, nous sommes même allés au Brésil pour étudier la <a title="revenu garanti brésil" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Bolsa_Fam%C3%ADlia">Bolsa Familia</a>. Bref, cela fait longtemps que nous nous intéressons au sujet, et elle est finalement arrivée en proposition numéro un du volet fiscal de notre livre blanc.</p>
<p>Pour le CJD, il s’agit d’un véritable changement de paradigme, et de résoudre l’équation non résolue de la répartition des richesses. Il s’agit aussi de résoudre notre système de solidarité en le rendant plus lisible, plus clair, plus équitable puisqu’il ne l’est pas aujourd’hui &#8211; sinon ça se saurait.</p>
<p>Et puis, c’est important de le dire : il ne s’agit pas de donner un revenu de base aux gens pour exister mais au contraire, parce qu’ils existent, qu’ils sont des êtres humains. Il faut arrêter de donner aux gens parce qu’ils sont miséreux et font la manche, ou pire parce qu’ils feraient “exprès d’être pauvres”. Dans un pays riche comme le nôtre, nous avons les moyens d’avoir un vrai système de solidarité.</p>
<p><em><strong>Mais peut-on exister avec 400 euros par mois, le montant de l’allocation universelle telle que vous la proposez ?</strong></em></p>
<p><em><strong></strong></em>C’est la proposition du « CJD Lab », et elle est toujours discutable. Mais il faut bien comprendre que notre contrainte était de respecter l’équilibre budgétaire, et donc de rendre à l’euro près ce qui est déjà prélevé : 280 milliards d’euros, selon <a title="basquiat financement revenu de base" href="http://revenudebase.info/2012/09/interview-marc-basquiat-revenu-de-base/">les calculs très précis de Marc de Basquiat</a>.</p>
<p>Maintenant, il suffit de prélever un peu plus pour distribuer plus ! Ou mieux, l’État pourrait aussi faire des économies pour augmenter l’allocation universelle ! Entre 100 et 130 milliards d’économie sont possibles en France, mais ce n’est pas comme cela que l’on a prévu l’équilibre.</p>
<p>Pour nous, 400 euros [200 euros pour les enfants, ndlr] semble à la fois la somme minimale et juste. Mais ce qui est important, c’est avant tout que cette proposition soit débattue ! Rappelons aussi que notre proposition ne remplace ni les allocations chômage, logement, ni aux retraites, ni à la protection maladie.</p>
<div id="attachment_2072" class="wp-caption alignnone" style="width: 700px"><img class=" wp-image-2072 " title="michel-meunier" src="http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2012/10/michel-meunier-1024x768.jpg" alt="" width="690" /><p class="wp-caption-text">Michel Meunier</p></div>
<p><em><strong>Justement, comment vos idées ont-elles été reçues par vos interlocuteurs ?</strong></em></p>
<p><em><strong></strong></em>Beaucoup de positif ! Nos calculs n’ont jamais été contestés, bien au contraire : des organisation patronales, des chambres de commerces, d’agriculture sont venues nous voir pour nous féliciter et nous dire que notre travail était extraordinaire. Beaucoup ont été bluffés par la qualité de notre travail.</p>
<p><em><strong>Plus précisément, que vous ont-ils répondus sur vos propositions ?</strong></em></p>
<p>Ce qui est frappant, c’est que personne ne nous ait pris pour des fous. Par contre, il est possible que certains nous prennent pour des utopistes&#8230; Mais que dire de la réalité d’aujourd’hui si ce n’est qu’elle a grandement besoin des utopies ? Comme le dit Edgar Morin, “<em>le renoncement au meilleur des mondes n’est pas le renoncement à un monde meilleur</em>”. Donc nous devons penser à un monde meilleur et on peut le faire en faisant en sorte que ça soit mieux pour tout le monde.</p>
<p>Et je suis intimement convaincu que ce qu’il y a dans notre projet permet d’impulser une mutation, voire même la métamorphose dont Edgar Morin parle.</p>
<p><em><strong>Où est le blocage alors ?</strong></em></p>
<p><em><strong></strong></em>Le blocage arrive lorsqu’il faut passer à l’action ou à l’expérimentation, ou lorsque les programmes électoraux sont bouclés.</p>
<p>Le projet Oïkos est construit sur la base de l’intérêt général et du bien commun. Pour vous dire, on a même failli le nommer : “Et la solidarité, bordel?” &#8230; Mais les projets politiques, eux, sont construits autour d’une stratégie pour être réélu. À partir de ce moment là, ça ne peut pas coller.</p>
<p><em><strong>Êtes-vous malgré tout optimiste ?</strong></em></p>
<p><em><strong></strong></em>Le CJD a toujours eu 20 ans d’avance sur les idées. Quand on regarde son histoire, de nombreuses idées du CJD ont finalement été adoptées des années plus tard : la participation, l’intéressement, les comités d’entreprises, la délégation unique du personnel, l’apprentissage, le 1% patronal, la formation professionnelle continue, même les 35 heures expérimentées avec Gilles de Robien avant même que Martine Aubry s’en empare&#8230; toutes ces idées viennent du CJD.</p>
<p>Notre projet est une vraie révolution fiscale, mais quelle est l’alternative ? On a pas le choix, donc on ira vers ça. Quelque part, c’est écrit.</p>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong>À propos du Centre des Jeunes Dirigeants d’entreprises (CJD)</strong></p>
<p>Le CJD est une association fondée en 1938 par <a title="jean mersch au cjd" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Mersch">Jean Mersch</a>, et qui a pour vocation de mettre l&rsquo;économie au service de l&rsquo;Homme. Les valeurs communes qui animent les adhérents du CJD sont la solidarité, la responsabilité, la loyauté, et le respect de la dignité humaine.</p>
<p>En France, le CJD est présent dans 112 sections, organisées en 17 régions et implanté à l&rsquo;international dans douze pays. Aujourd&rsquo;hui, ce sont quelques 4500 membres actifs en France, 2000 à l&rsquo;étranger, sachant que 75.000 chefs d&rsquo;entreprises actifs sont passés par ce mouvement.</p>
<p>Mouvement patronal, laïque, apolitique et démocratique mais pas un syndicat professionnel, le CJD ne négocie d’accords mais défend une vision de la place de l&rsquo;entreprise dans la société. Et à ce titre, le CJD a beaucoup influencé durant ses 74 années d&rsquo;existence, notamment sur le dialogue social et dernièrement sur la campagne présidentielle.</p></blockquote>
<hr />
<p>Crédit photos: <a href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/"><img title="Paternité" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_attribution_small.gif" alt="Paternité" border="0" /><img title="Pas d'utilisation commerciale" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_noncomm_small.gif" alt="Pas d'utilisation commerciale" border="0" /><img title="Partage selon les Conditions Initiales" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_sharealike_small.gif" alt="Partage selon les Conditions Initiales" border="0" /></a> <a title="allocation universelle revenu" href="http://www.flickr.com/photos/stanjourdan/">stanjourdan</a></p>
<p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2012/12/michel-meunier-cjd-revenu-base/">Michel Meunier: &laquo;&nbsp;La France a les moyens d&rsquo;avoir un vrai système de solidarité&nbsp;&raquo;</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Le problème des syndicats</title>
		<link>http://revenudebase.info/2012/11/syndicats-revenu-de-base-inconditionnel/</link>
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		<pubDate>Thu, 22 Nov 2012 15:25:39 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stanislas Jourdan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Firenze 10+10]]></category>
		<category><![CDATA[Syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[travail]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Au delà de la défense des travailleurs, les syndicats doivent élargir leur vision et défendre les droits sociaux des non-salariés. Et donc se pencher sérieusement sur la question du revenu de base.</p><p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2012/11/syndicats-revenu-de-base-inconditionnel/">Le problème des syndicats</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Au-delà de la défense des travailleurs, les syndicats doivent élargir leur vision et défendre les droits sociaux des non-salariés. Et donc <strong>se pencher sérieusement sur la question du revenu de base.</strong></strong></p>
<p>Quelque chose doit vraiment changer chez les syndicats : l&rsquo;étroitesse d&rsquo;esprit avec laquelle ceux-ci délaissent tout autre combat que celui de la défense des droits des travailleurs.</p>
<p>Pourquoi je dis ça ? Parce que j&rsquo;ai participé pendant 3 jours au <a title="Firenze 10+10 compte rendu" href="http://revenudebase.info/2012/11/forum-social-firenze/">forum social européen Firenze 10+10</a>, auquel étaient présents de nombreux syndicats de travailleurs européens. Et qu&rsquo;une chose incroyable à mes yeux s&rsquo;y est passée. Pendant un atelier de quatre heures sur le thème des droits du travail et des droits sociaux, pas un seul de la dizaine de syndicalistes formant le panel n&rsquo;a jamais prononcé le mot &laquo;&nbsp;chômeur&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;chômage&nbsp;&raquo;.</p>
<p>J&rsquo;en reste abasourdi : Comment peut-on éluder ce sujet alors même qu&rsquo;il est la cause et l&rsquo;effet d&rsquo;une grande partie des inégalités ?</p>
<p>Mais non, les panelistes ont jugé plus important de détailler en long et en large les difficultés de leurs activités dans un contexte où les gouvernements font passer de plus en plus de lois pour &laquo;&nbsp;criminaliser&nbsp;&raquo; l&rsquo;activité syndicale, et les multiples atteintes aux droits du travail.</p>
<p>Bien sûr, ces sujets sont importants à prendre en compte lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de critiquer les syndicats car il est évident que, par les temps qui courent, ce genre d&rsquo;activités devient de plus ne plus difficile. Mais tout de même, en éludant la question des droits sociaux en général (pas seulement ceux des travailleurs salariés) les syndicats n&rsquo;ont qu&rsquo;une vision partielle de l&rsquo;enjeu systémique de la lutte pour les droits sociaux dans la situation actuelle.</p>
<h3>Les syndicats ne peuvent pas se permettre d&rsquo;éluder la question du chômage</h3>
<p>Car, ne l&rsquo;oublions pas : <strong>la cause majeure de la précarisation des travailleurs est la hausse structurelle du chômage.</strong> C&rsquo;est en effet une simple question de pouvoir de négociation : plus il y a de chômeurs, plus les salariés sont en situation de faiblesse, et sont à la merci des menaces des employeurs qui peuvent aisément brandir le spectre d&rsquo;une foule de chômeurs qui seraient heureux de faire le boulot à leur place. La fameuse &laquo;&nbsp;armée de réserve du capitalisme&nbsp;&raquo;, dirait Marx&#8230;</p>
<p>Mais il n&rsquo;y a pas besoin d&rsquo;être communiste pour comprendre cela : les membres du <a title="Guy Standing precariat" href="http://revenudebase.info/2012/10/guy-standing-precariat/">précariat</a> feraient à peu près n&rsquo;importe quoi pour trouver un travail. Et en faisant cela, ils se battent en réalité contre les travailleurs puisqu&rsquo;il y a une pénurie de postes de travail. À l&rsquo;inverse, les salariés et les syndicalistes, en se battant pour renforcer leurs droits et en luttant contre la flexibilisation du marché du travail, sont en fait en train de renforcer les barrières à l&rsquo;entrée du marché du travail&#8230; Au détriment donc de leurs camarades, les chômeurs et les précaires.</p>
<p>Pour faire court, il faut donc se poser la question suivante : <strong>Comment les syndicats peuvent-ils résoudre le problème de la précarisation croissante des travailleurs sans s&rsquo;attaquer à celui du chômage de masse ?</strong></p>
<p>Ce qui a totalement été oublié à Firenze 10+10, c&rsquo;est que ces deux combats ne peuvent être menés séparément. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une seule et même guerre, même si les fronts sont (peut-être) différents. Les syndicats doivent donc comprendre que le chômage est aussi <strong>leur</strong> problème, pas seulement celui des &laquo;&nbsp;travailleurs non occupés&nbsp;&raquo;, comme ils appellent parfois ceux qui sont exclus du marché du travail.</p>
<p>Les syndicats doivent donc travailler davantage à défendre les droits sociaux, non pas seulement pour protéger de l&rsquo;exclusion, mais surtout pour améliorer la situation des non-salariés afin de renverser les rapports de force.</p>
<p>Évidemment, une solution facile pour y arriver serait le revenu de base inconditionnel : une allocation versée à tous, quelle que soit sa situation professionnelle, ou financière. L&rsquo;argument majeur du revenu de base est que si ce revenu est &laquo;&nbsp;suffisant pour ne pas travailler&nbsp;&raquo;, alors il deviendra beaucoup plus compliqué pour les employeurs de forcer leurs subordonnés à accepter des conditions de travail inacceptables pour des salaires de misère. La facilité avec laquelle les salariés pourront dire &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo;, quitte à partir de l&rsquo;entreprise et vivre seulement avec le revenu de base, changera la donne.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/5enljAk_FlQ" frameborder="0" width="690" height="388"></iframe></p>
<p>Du côté des exclus du marché du travail, le revenu de base permettrait d&rsquo;alléger la lourdeur bureaucratique, <strong>diminuerait la stigmatisation</strong>, et permettrait aux précaires d&rsquo;avoir enfin un sentiment de sécurité suffisant pour pouvoir se projeter, effectuer des formations, trouver une activité rémunératrice à temps partiel, ou tout simplement se consacrer à toute activité socialement utile &#8211; même non payée &#8211; dont la société ne manque pas.</p>
<h3>Repenser le travail et l&rsquo;emploi</h3>
<p>Quant aux syndicats, se pencher sur la question d&rsquo;un tel revenu de base, déconnecté du salaire, serait une bonne bouffée d&rsquo;air. Cela aiderait ces organisations à penser le travail au-delà de l&rsquo;emploi, et ainsi à réfléchir plus sereinement quand il s&rsquo;agit de sauver des emplois. Car évidemment, de nombreux types d&rsquo;emplois sont amenés à disparaître avec les gains de productivité actuels et l&rsquo;avènement d&rsquo;une nouvelle ère post-industrielle. Défendre bec et ongle les emplois d&rsquo;hier ne peut pas constituer une stratégie de demain.</p>
<p>Avec la perspective du revenu de base, la fermeture des vieilles industries cesse d&rsquo;être un problème. Au contraire, la fin du plein emploi va permettre de libérer des énergies humaines de tâches répétitives voire dangereuses, en plus d&rsquo;être mal payées, pour se consacrer enfin à des activités socialement plus utiles et bénéfiques au bien commun. Les tâches néanmoins utiles seront laissées au soins des robots, pour le bonheur de tous.</p>
<p>En somme, l&rsquo;avantage remarquable de cette proposition est qu&rsquo;à la différence de l&rsquo;approche traditionnelle des syndicats, <strong>le revenu de base est une revendication qui permet de défendre les droits des salariés autant que ceux du reste de la société</strong> : les chômeurs, les étudiants, retraités, et tous les autres qui ne rentrent pas dans les bonnes cases et représentent pourtant la majorité de la société (les salariés ne représentant qu&rsquo;environ 30% de la population).</p>
<p>Bien sûr, pour en arriver là, les syndicats n&rsquo;ont pas d&rsquo;autre choix que d&rsquo;élargir leur vision de la société, et de considérer le reste du monde comme faisant partie de leur combat. Mais ce n&rsquo;est pas impossible : le syndicat suisse SYNA, par exemple, a déjà fait cette démarche et <a title="syna syndicat revenu" href="http://revenudebase.info/2012/07/soutien-syndicat-suisse-revenu-de-base-syna/">soutient aujourd&rsquo;hui l&rsquo;initiative suisse pour le revenu de base</a>. À quand d&rsquo;autres signes d&rsquo;ouverture ?</p>
<hr />
<p><img title="Paternité" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_attribution_small.gif" alt="Paternité" border="0" /><img title="Pas d'utilisation commerciale" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_noncomm_small.gif" alt="Pas d'utilisation commerciale" border="0" /><img title="Partage selon les Conditions Initiales" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_sharealike_small.gif" alt="Partage selon les Conditions Initiales" border="0" /> <a title="syndicats revenu universel" href="http://www.flickr.com/photos/virtualfred/3236305135/">virtualfred&amp;lamartina</a> Version français d&rsquo;un article initialement <a title="problem trade unions basic income" href="http://boilingfrogs.info/2012/11/13/problem-trade-unions/">publié ici</a>.</p>
<p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2012/11/syndicats-revenu-de-base-inconditionnel/">Le problème des syndicats</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></content:encoded>
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		<title>Firenze 10+10: la convergence des faiblesses</title>
		<link>http://revenudebase.info/2012/11/forum-social-firenze/</link>
		<comments>http://revenudebase.info/2012/11/forum-social-firenze/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Nov 2012 17:26:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stanislas Jourdan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Actualités]]></category>
		<category><![CDATA[Firenze 10+10]]></category>
		<category><![CDATA[Forum Social]]></category>
		<category><![CDATA[ICE]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>Le comité de citoyens pour l'organisation de l'initiative citoyenne européenne pour le revenu de base se réunissaient à Florence pour le forum social européen Firenze 10+10. Compte rendu.</p><p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2012/11/forum-social-firenze/">Firenze 10+10: la convergence des faiblesses</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Les membres du comité de citoyens pour l&rsquo;organisation de <a title="ice revenu de base ue" href="http://revenudebase.info/tag/ICE">l&rsquo;initiative citoyenne européenne pour le revenu de base</a> se réunissaient il y a 10 jours à Florence pour le forum social européen Firenze 10+10 avec l&rsquo;idée d&rsquo;inscrire le revenu de base à l&rsquo;agenda des discussions. C</strong><strong>ompte rendu de Stanislas Jourdan et Angelika Gross qui étaient sur place.</strong></p>
<p>Il y a dix ans, le premier forum social européen avait lieu à Florence, en Italie. À l&rsquo;époque, environ 400.000 activistes des quatre coins d&rsquo;Europe s&rsquo;étaient donné rendez-vous ici, et à la veille de sa clôture, environ 1 million d&rsquo;opposants à la mondialisation néolibérale avaient participé à une marche pacifiste contre la guerre en Irak. Les magasins avaient même fermés devant l&rsquo;ampleur du phénomène et la crainte d&rsquo;un déclenchement de violence qui n&rsquo;eut finalement pas lieu.</p>
<p>Cette année en revanche, pas besoin d&rsquo;un déploiement important des forces de l&rsquo;ordre. Tout au plus, 4 à 5.000 participants étaient présent à la <a title="fortezza firenze" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Forteresse_de_Basso">Fortezza Da Basso</a> pour ce <a title="forum social florence" href="http://www.firenze1010.eu/fr/">septième forum social européen</a>. Préparé soigneusement, cet événement témoigne d&rsquo;un nouveau visage du mouvement des forums sociaux &#8211; conséquence sans doute de l&rsquo;émergence des nouvelles formes de communication et de lutte.</p>
<div id="attachment_1907" class="wp-caption alignright" style="width: 310px"><img class="size-medium wp-image-1907" title="firenze-agenda" src="http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2012/11/firenze-agenda-300x225.jpg" alt="programme firenze 1010" width="300" height="225" /><p class="wp-caption-text">Programme de Firenze 10+10</p></div>
<p>Le forum social de cette année était chargé : austérité, éducation, secteur bancaire, biens communs, démocratie, droits du travail, de multiples discussions, débats et échanges ont eu lieu. Difficile de participer à tout !</p>
<p>Est-ce là une raison pour laquelle la &laquo;&nbsp;convergence&nbsp;&raquo;, concept phare des forums sociaux, n&rsquo;a pas eu lieu ? Si l&rsquo;objectif était de réunir les forces disparates pour mieux lutter contre les politiques néolibérales, il semble que les différents groupes de travail cherchant ainsi à &laquo;&nbsp;converger&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est à dire à parvenir à un consensus sur un certain nombre d&rsquo;idées, revendications, actions communes, ne soient toujours pas en mesure de vaincre leurs langues de bois respectives.</p>
<h3>Le revenu de base dans tout ça ?</h3>
<p>Dans ce contexte, le Comité de Citoyens pour l&rsquo;organisation d&rsquo;une Initiative Citoyenne Européenne pour l&rsquo;instauration d&rsquo;un revenu de base inconditionnel s&rsquo;était donné rendez-vous sur place et avait inscrit le sujet à l&rsquo;agenda des discussions sur les droits sociaux et l&rsquo;emploi. En outre, une réunion en marge de ce forum a été fixée pour faire avancer le projet (<a title="initiative citoyenne européenne" href="http://revenudebase.info/2012/11/ice-revenu-base-florence/">voir le compte-rendu ici</a>).</p>
<p>Cependant, force est de constater que les nouvelles idées telles que le revenu de base inconditionnel ont eu du mal à se faire entrendre. Nous regrettons notamment le déséquilibre entre le poids des voix syndicales et la quasi absence de la représentation de collectifs et organisations de chômeurs et précaires. De ce fait, les discussions étaient plutôt centrées sur les revendications syndicalistes et les attentes portées sur la difficulté croissante de faire valoir les droits du travail en raison de l&rsquo;oppression croissante des cadres juridiques (on y reviendra&#8230;).</p>
<p>Par contre, le Forum était la chance des reunions en plus petit comité. L&rsquo;Initiative citoyenne européenne ont été présentés par Klaus et Ulli Sambor (ATTAC &#8211; Autriche) devant une vingtaine de personnes vivement intéressées. Et un consensus a même été atteint pour que ce thème soit présenté lors de la session de clôture du dimanche, ouvrant une perspective qui permet de discuter des droits sociaux et du travail sur fond d&rsquo;une reflexion sur les droits de l&rsquo;homme. Cette nouvelle piste de reflexion permet d&rsquo;articuler le discours économique des syndicats avec celui plus politique de la précarité dans le cadre commun du système de la sécurité sociale.</p>
<p>Malgré ces quelques débats d&rsquo;une grande intensité, les conclusions de ce forum social demeurent faibles. Les convergences recherchées n&rsquo;ont pas eu lieu. Il suffit de lire la <a title="forum social 2012" href="http://www.firenze1010.eu/">déclaration finale du sommet</a> pour constater l&rsquo;absence de revendications fortes exceptées le rejet de l&rsquo;austérité et un agenda commun d&rsquo;actions :</p>
<blockquote><p><strong>UNIR LES FORCES POUR UNE EUROPE COMMUNE </strong></p>
<p>Notre démocratie à la place de l’Austérité</p>
<p>Organisations sociales, mouvements sociaux, syndicats et citoyens engagés dans la lutte à l’austérité et la dette, pour les biens naturels et sociaux, pour les droits sociaux et du travail, pour la démocratie, la justice sociale, la paix, pour la question du genre et les droit des migrants se sont réunis à Florence.</p>
<p>On appelle pour une mobilisation européenne permanente qui soutienne le luttes contre les crises et construise un avenir pour tout le monde en Europe et dans le monde entier. Telle mobilisation inclura à la fois des convergences et des actions décentralisées. La première initiative d’unification vers une ample convergence européenne est la Grève générale et les mobilisations contre l’austérité dans plusieurs pays de l’Europe le 14 Novembre 2012. On propose une journée commune d’action en occasion du Summit UE du Printemps, qui se déroulera à Bruxelles le 23 Mars. La forme et l’appel final pour cette mobilisation commune sera discuté et concordé dans les mois à venir dans un processus ouvert et participatif. On appel à s’engager dans les actions et mobilisations suivantes:</p>
<ul>
<li>18 Décembre 2012: Journée mondiale des migrants</li>
<li>23-27 Janvier 2013: Action Contre la Financiarisation de la vie et des biens communs (action contre les banques)</li>
<li>8 Mars 2013: Action européenne d’affirmation de l’émancipation de femmes face à l’austérité et la dette</li>
<li>26-30 Mars 2013: Forum Social Mondial à Tunis</li>
<li>Mai 2013: Blockupy à Francfort (Allemagne)</li>
<li>7-9 Juin 2013 (proposition): Alter Summit à Athènes (Grèce)</li>
<li>Juin 2013: actions en occasion de G8 Summit in UK</li>
<li>Actions solidaires concrètes à soutien des gens touchés par les politiques d’austérité ainsi que les victimes de la violence raciste et de l’abuse.</li>
</ul>
<p>Toutes les organisations et les mouvements peuvent s’engager dans les actions auxquelles ils participent avec les modalités qui leur conviennent.</p></blockquote>
<p>Il est peu de dire que de nombreux participants sont repartis déçus de ce forum social. &laquo;&nbsp;<em>Madame Lagarde doit bien rigoler</em>&nbsp;&raquo; ironisait <a title="susan george" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Susan_George">Susan George</a>, présidente d&rsquo;honneur de ATTAC&#8230; &nbsp;&raquo;<em>Nous devons accepter nos faiblesses</em>&nbsp;&raquo; s&rsquo;exclamait une autre syndicaliste italienne, néanmoins optimiste quant à la perspective d&rsquo;un agenda commun.</p>
<p><iframe src="http://www.youtube.com/embed/rs-Zq-lnYJw" frameborder="0" width="600" height="338"></iframe></p>
<p>Quant à l&rsquo;idée d&rsquo;un revenu de base inconditionnel, il est clair que le processus des forums sociaux rend l&rsquo;émergence d&rsquo;un consensus autour de cette idée difficile, mais inévitable. En effet, on aurait pu inclure cette idée dans chaque thème tellement elle est transversale et touche aux problèmes vitaux de la démocratie.</p>
<p>L&rsquo;argent est le nerf de guerre, est le revenu de base inconditionnel est une idée capable de mobiliser les forces afin que nous, en tant que citoyens, reprenons en main la maîtrise de notre propre destinée, la défense des principes démocratiques, la lutte contre les abus, le partage des biens communs. Il est urgent que nous, partisans du revenu de base inconditionnel, organisions notre propre mouvement social. Il n&rsquo;y aura personne pour le faire à notre place.</p>
<p>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs là tout l&rsquo;objectif de <a title="ice commission" href="http://revenudebase.info/tag/ICE">l&rsquo;initiative citoyenne européenne</a> que de servir de catalyseur pour tous les partisans du revenu de base en Europe. À ce sujet, nous vous invitons à consulter notre <a title="L’initiative citoyenne européenne pour le revenu de base est relancée" href="http://revenudebase.info/2012/11/ice-revenu-base-florence/">compte rendu de la réunion du comité de citoyen organisateurs de l&rsquo;ICE</a>.</p>
<p>Angelika Gross et Stanislas Jourdan</p>
<hr />
<p>Crédit images : cc <a title="firenze 1010 pictures" href="http://www.flickr.com/photos/stanjourdan/tags/firenze/">Stanislas Jourdan</a></p>
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		<item>
		<title>Oui, l&#8217;économie collaborative va tuer des emplois. Et après?</title>
		<link>http://revenudebase.info/2012/11/economie-collaborative-perte-emplois/</link>
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		<pubDate>Fri, 02 Nov 2012 10:04:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stanislas Jourdan</dc:creator>
				<category><![CDATA[Opinions]]></category>
		<category><![CDATA[Chômage]]></category>
		<category><![CDATA[économie collaborative]]></category>

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		<description><![CDATA[<p>L’économie collaborative va certes détruire massivement des emplois. Mais est-ce une catastrophe ? Pas forcément, si l'on en croit Stanislas Jourdan.</p><p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2012/11/economie-collaborative-perte-emplois/">Oui, l&rsquo;économie collaborative va tuer des emplois. Et après?</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Il ne faut pas se voiler la face : bien sûr que <a title="eco collab" href="http://owni.fr/2011/05/17/nouvelle-economie-partage-consommation-collaborative-p2p/">l’économie collaborative</a> va détruire massivement des emplois. Mais est-ce une catastrophe ? Oui, si l’on ne prend pas de recul sur ce que signifie “emploi”, “travail”, et le lien avec les revenus. Non,  si l’on ose prendre au sérieux les solutions radicales qui se présentent.</strong></p>
<p>Il y a quelques mois, le site des Echos publiait un <a title="fin du travail économie" href="http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/social/emploi/221148108/modele-collaboratif-va-detruire-emplois">intéressant article</a> sous la plume de Dominique Turcq: “<em>Le modèle “collaboratif” va détruire des emplois</em>” affirme ce dernier.</p>
<p>Parmi les arguments invoqués, le fait que le crowdsourcing est en train de se substituer à de nombreux métiers, par exemple la photographie :</p>
<blockquote><p>Des emplois rémunérés seront remplacés par des travaux d’amateur disponibles gratuitement ou par des emplois faiblement rémunérés. Certains emplois dont la rémunération était justifiée par une valeur ajoutée difficile d’accès commencent à être remplacés par des services Internet qui apportent “apparemment” une valeur similaire. Ainsi, les sites de partage de photos n’apportent pas toujours une qualité de photographies optimale ; nombre de journalistes “amateurs” fournissent du contenu aux utilisateurs potentiels. Si la qualité est souvent moins “professionnelle”, elle est néanmoins suffisante pour un grand nombre de lecteurs et de supports.</p></blockquote>
<p>Le même phénomène est bien entendu réplicable dans bien d’autres secteurs. Par exemple, lorsqu’une créateur de projet lève des fonds via Kickstarter, et mène une campagne sur les médias sociaux qui ne lui coûtent que du temps libre, n’est-il pas seulement en train de court-circuiter les banquiers, mais également les métiers du marketing et de la communication ? Lorsque <em>La Ruche qui dit Oui</em> <a title="chaine distribution" href="http://www.laruchequiditoui.fr/blog/la-ruche-qui-dit-oui%C2%A0-158-services-compris/">reverse 79% du prix des produits vendus</a> au producteur plutôt qu’à la chaine de distribution, n’est-on pas en train d’affamer cette dernière ?</p>
<p><img class="aligncenter" title="shema-repartition-ruche" src="http://www.ouishare.net/wp-content/uploads/2012/09/shema-repartition-ruche.jpeg" alt="" width="495" height="262" /></p>
<h3>L’ère de la seconde économie</h3>
<p>En fait, cette analyse a déjà été développée en long et en large dans <em>La Seconde Économie</em>, un rapport de McKinsey rédigé par l’économiste Brian Arthur, et dont Hubert Guillaud nous offrait il y a quelques mois une <a title="fin plein emploi" href="http://www.internetactu.net/2011/10/19/la-deuxieme-economie/">riche synthèse</a> sur <em>Internet Actu</em> :</p>
<blockquote><p>Pour Brian Arthur, c’est là le signe qu’une seconde économie s’est formée aux côtés de l’économie physique. Une économie <em>“vaste, silencieuse, reliée, invisible et autonome (ce qui signifie que les êtres humains peuvent la concevoir, mais qu’ils ne sont pas directement impliqués dans son exécution). Son exécution est distance et mondiale, toujours active et infiniment configurable. (…) Elle s’autoconfigure, ce qui signifie qu’elle se reconfigure elle-même en permanence et à la volée, et, également, s’auto-organise, s’auto-architecture et s’auto-guérit.”</em></p></blockquote>
<p>Brian Arthur en arrive aux mêmes conclusions que Turcq dans les colonnes des <em>Echos</em> : “L<em>es emplois physiques ont tendance à disparaître dans la seconde économie”.</em></p>
<p>Ce constat est souvent balayé du revers de la main par les économistes, qui brandissent l’argument de la “<em>Luddite fallacy</em>“, selon lequel tout gain de productivité crée de nouvelles activités ailleurs dans l’économie, à l’image de la vision Schumpéterienne de la destruction créatrice.</p>
<p>Mais c’est précisément ici que l’économie collaborative déclenche un phénomène résolument nouveau. Car contrairement à la mécanisation du XXème siècle qui a fait le bonheur des entreprises qui créent les machines ou robots, <strong>nous assistons avec le collaboratif à un transfert massif du travail salarié vers le travail gratuit de milliers de bénévoles.</strong> Les cas de Wikipédia ou des logiciels open-source étant bien évidemment des exemples emblématiques.</p>
<p><strong>Il n’y a donc pas forcément moins de travail, mais plutôt moins d’emplois rémunérés !</strong></p>
<h3>“Qui sera en mesure de payer les produits si personne n’a d’emplois pour cela ?”</h3>
<p>Tout ceci nous amène évidemment à la grande question de savoir : que faire ? Comment gérer la précarisation croissante de la population qui est en train de se retrouver sans emplois ?</p>
<p>C’est ici que l’article des <em>Echos</em> me déplaît fortement, car l’auteur botte littéralement en touche sur la question pourtant essentielle de ce débat :</p>
<blockquote><p>Évidemment, d’un point de vue politique, la question de la répartition du travail et des revenus se pose, mais c’est un autre débat.</p></blockquote>
<p>Comment ça, un “autre débat” ? Toute la question est justement précisément ici, sur la juste répartition de la valeur ajoutée qui permet le progrès technique et les gains de productivité. Est-il normal que les entreprises ou organisations qui aujourd’hui créent les gains de productivité soient les seules à en toucher les bénéfices ? Au détriment de la masse croissante des millions de chômeurs ?</p>
<p>Mais évidemment, ce problème reste insoluble si l’on considère une société constituée uniquement de salariés, de patrons et d’actionnaires.</p>
<p><a href="http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2012/11/manif.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1811" title="manif" src="http://revenudebase.info/wp-content/uploads/2012/11/manif.jpg" alt="" width="600" height="400" /></a></p>
<h3>De la juste répartition de la prospérité</h3>
<p>Le point majeur de la seconde économie est de comprendre que dans l’économie collaborative, la création de valeur se retrouve éparpillée de manière assez impalpable dans la société. Par exemple, les consommateurs participent aujourd’hui à la création de valeur des produits en les co-concevant. De même, <strong>un bon nombre d’entreprises n’existeraient pas si elles n’avaient pas accès aux outils open-source créés par des communautés de développeurs</strong>, bien avant eux.</p>
<p>Il n’y a aucune raison que les gains de productivité reviennent uniquement aux entreprises privées (et à leurs actionnaires) alors même qu&rsquo;ils sont en grande partie générés par la société dans son ensemble. Une telle vision exclurait systématiquement les “simples citoyens” qui deviennent aujourd’hui de plus en plus contributeurs de la chaine économique, du partage du gâteau économique.</p>
<p>Mais comment redistribuer correctement la richesse de Wikipédia aux contributeurs de l’encyclopédie ? Le problème semble à première vue insoluble. En effet, on voit mal comment quantifier la création de richesses produite par la communauté de Wikipédia et qui est aujourd’hui accaparée par le secteur purement marchand. De même que mesurer la contribution de chaque wikipédien semble complexe.</p>
<p>Pourtant, des solutions simples existent. Si l’on considère que la création de valeur est effectivement en train de se dissiper en dehors du cadre de l’économie traditionnelle, alors pourquoi ne pas reconnaître pleinement ce phénomène en rétribuant monétairement ces contributeurs ?</p>
<p>Une manière simple de le faire serait par exemple d’instaurer un <a title="revenu universel emplois" href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Allocation_universelle">revenu de base inconditionnel</a>, c’est-à-dire de verser à tous les citoyens sans conditions, un revenu mensuel, correspondant philosophiquement à ce que l’économiste <a title="revenu de base boutang" href="http://www.telerama.fr/idees/yann-moulier-boutang-taxons-toutes-les-transactions-financieres,72654.php">Yann Moulier-Boutang </a>appelle la ”<em>rétribution de la pollinisation</em>“, c’est-à-dire <strong>une récompense pour toutes les valeurs non marchandes que nous créons tous </strong>par accident, à l’image des abeilles qui permettent la fertilisation des plantes en transportant le pollen.</p>
<p>Utopique ? Irréalisable ? Alors que les médias nous rabâchent à longueur de journée que l’austérité est inéluctable en temps de crise, nous avons tendance à oublier que la France est un pays riche. Pourtant, les études de <a title="financement revenu de base" href="http://revenudebase.info/2012/09/interview-marc-basquiat-revenu-de-base/">Marc de Basquiat</a> ou <a title="revenu de base gauche" href="http://www.alternatives-economiques.fr/un-revenu-pour-tous--precis-d-utopie-realiste_fr_art_946_50275.html">Baptiste Mylondo</a> montrent qu’un simple transfert des prestations sociales existantes accompagnée d’une ambitieuse réforme fiscale permettrait aisément de financer un revenu de base de l’ordre de 400 à 750 euros par adulte (la moitié pour les enfants).</p>
<p><iframe style="border: 1px solid #CCC; border-width: 1px 1px 0; margin-bottom: 5px;" src="http://fr.slideshare.net/slideshow/embed_code/14349120" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no" align="centre" width="427" height="356"></iframe></p>
<p style="margin-bottom: 5px;">En plus de réduire la précarité et la misère dans ce pays et de simplifier notre modèle social, cette <a title="revenu base inconditionnel problème" href="http://reportoutloud.org/fr/le-revenu-de-base-utopie-dhier-revolution-daujourdhui-realite-de-demain/">vieille idée</a> résoudrait également la question de la juste “<em>distribution de la prospérité</em>“, pour reprendre les termes de Brian Arthur.</p>
<p>Mais au-delà de cela, décorréler partiellement l’emploi du revenu par l’introduction d’un revenu de base, c’est aussi <strong>poser la grande question de l’utilité sociale.</strong> Le travail salarié est-il le seul moyen de créer des richesses économiques ? Il me semble que la crise financière nous démontre le contraire : les hauts salaires des banquiers et traders ont servi à construire une bombe de destruction massive de l’économie mondiale plutôt qu’une croissance durable.</p>
<p>Et pendant que le “travail” des marchés financiers achève le système économique, les abeilles de l’économie collaborative, elles, nous montrent jour après jour la voie vers une économie paisible, efficiente, et où les richesses économiques foisonnent.</p>
<hr />
<p>Article de Stanislas Jourdan paru initialement sur <a href="http://www.ouishare.net/fr/2012/10/economie-collaborative-va-tuer-les-emplois-et-apres/">OuiShare</a> le 2 octobre 2012. Cet article est également disponible en <a href="www.ouishare.net/2012/10/collaborative-economy-destroying-jobs-whats-next/">version anglaise</a>.</p>
<p>Illustrations <a href="http://creativecommons.org/licenses/by/2.0/"><img title="Paternité" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_attribution_small.gif" alt="Paternité" border="0" /></a> <a href="http://www.flickr.com/photos/shankbone/6219944289/">david_shankbone</a> et <a id="yui_3_5_1_3_1351850564022_296" href="http://creativecommons.org/licenses/by-nc-sa/2.0/"><img title="Attribution" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_attribution_small.gif" alt="Attribution" border="0" /><img title="Noncommercial" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_noncomm_small.gif" alt="Noncommercial" border="0" /><img id="yui_3_5_1_3_1351850564022_302" title="Share Alike" src="http://l.yimg.com/g/images/cc_icon_sharealike_small.gif" alt="Share Alike" border="0" /></a> <a href="http://www.flickr.com/photos/art-now/3237305448/in/photostream/">art-now</a></p>
<p>Cet article <a href="http://revenudebase.info/2012/11/economie-collaborative-perte-emplois/">Oui, l&rsquo;économie collaborative va tuer des emplois. Et après?</a> est apparu en premier sur <a href="http://revenudebase.info">Réseau français pour le revenu de base</a>.</p>]]></content:encoded>
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