‎Le revenu de base

Voici la définition du Mouvement Français pour un revenu de base:

Le revenu de base est un droit inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué par une communauté politique à tous ses membres, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, dont le montant et le financement sont ajustés démocratiquement.

Quelles seraient les conséquences de la mise en place d’un revenu de base ?

La subsistance garantie pour tous, les exclus, les artistes, les indépendants, les jeunes entrepreneurs, les militants associatifs, les bénévoles, les citoyens investis dans la vie de leur quartier, les développeurs informatiques, les jeunes – étudiants, en recherche d’emploi ou de formation -, etc.

Une nouvelle manière d’aborder le travail

Le travail se réduit-il aux activités dont on peut tirer une rémunération ? Celles-ci sont-elles les seules activités qui créent de la richesse ?

Peut-on toujours dégager un salaire pour le travail ou les activités qui sont vecteurs de richesse, et notamment de richesse sociale : le développeur informatique qui crée des logiciels libres, le militant qui se mobilise pour développer l’animation et le lien social dans son quartier, le bénévole d’une association sportive ou caritative, les parents qui se mobilisent collectivement, l’entrepreneur dont le projet est en germe, l’artiste ou tout simplement le citoyen qui souhaite participer à la vie de la cité…?

Mettre en place un revenu de base, c’est donner le choix à chaque individu de s’engager dans des activités auxquelles il donne du sens, et qui donc seront des activités productives de sens lorsqu’elles ne sont pas productives économiquement. C’est donc un puissant catalyseur, un formidable investissement dans de nouvelles activités, vectrices de richesse économique et sociale.

C’est aussi un moyen pour que chacun puisse aborder le travail de façon plus sereine, sans peur du chômage.

Il est prouvé en outre, qu’un individu agissant par peur (chômage, précarité, soumission à une autorité …) est amené à des comportements d’évitement (abuser du système, grappiller des avantages, alimenter la concurrence …) et à des somatisations (coût sanitaire du stress au travail), tandis que celui qui choisit, qui participe, est plus investi et donc plus efficace avec un minimum d’énergie et de tensions individuelles ou collectives. Un jeune grandira plus sereinement sans les angoisses de chômage, de régression sociale véhiculées par ses parents, les médias, l’Ecole…

Nous pouvons donc raisonnablement en attendre de larges économies dans le coût de la santé (déjà prouvé lors des expérimentations en Namibie, en Inde…), le coût social (accompagnement de la précarité, réparation et gestion de la délinquance…), le coût éducatif, etc.

Motivations au travail - Allocation universelle

La suppression des trappes à inactivité

Dans un système d’allocations soumises à des conditions de ressources, il n’est pas toujours avantageux d’accepter un emploi lorsque cela induit une perte de notre allocation.

  • Premier exemple : accepter un emploi rémunéré 500 € induit une baisse de 190 € de RSA.
  • Deuxième exemple : en acceptant un emploi saisonnier court, on perd son RSA. Une fois son contrat terminé, les démarches nécessaires pour récupérer le RSA peuvent être longues et induire un mois de carence, au point de dissuader d’accepter cet emploi saisonnier.

Une solution au problème du non-recours au RSA

Aujourd’hui, 1/3 des ménages éligibles au RSA socle et 2/3 des personnes éligibles au RSA activité – complément de revenu pour ceux qui ont un salaire modeste – ne le demandent pas. La lourdeur des démarches administratives et la stigmatisation qu’elles impliquent n’y sont pas pour rien. Aussi, bon nombre de ces ménages ne savent pas qu’ils ont droit au RSA activité.

Le revenu de base étant distribué automatiquement, il supprime le non-recours et permet ainsi déjà de réduire la pauvreté et les inégalités.

Une simplification du système de sécurité sociale actuelle avec, pour corollaire, une diminution des frais administratifs.

On évite par exemple le phénomène du trop-perçu, véritable fléau qui mine le système du RSA, accroît l’incertitude des pensionnaires et la pression sur les fonctionnaires de la CAF (voir cet article: Les trop-perçus : symptôme de l’échec du RSA). Les agents sociaux ne sont plus réduits à vérifier des dossiers mais accompagnent bien des personnes dans leur parcours particulier.

L’individualisation de la Sécurité Sociale : le revenu de base est donné à l’individu sans tenir compte de sa situation familiale, ni conjugale ni de son mode de cohabitation. Ainsi, dans un couple ou dans une famille (mais aussi dans une colocation), chaque adulte perçoit son revenu de base (Au contraire, dans le cas du RSA par exemple, une personne seule reçoit 425 € en 2013 – forfait logement et APL exclues – tandis qu’un couple reçoit 609 € – source ).

15 commentaires

  • CB

    Sep 20, 2012

    Reply

    Je trouve que votre article http://revenudebase.info/2012/09/revenu-base-utopie-revolution-realite/ aurait sa place ici (A propos > Le revenu de base), car les visiteurs ont besoin d’une définition. De plus, cet article aide à comprendre combien l’idée est transversale à tous les modes de pensée. C’est celui que je choisis pour la faire connaitre à mon entourage, mais je l’aurais préféré plus court pour augmenter ses chances d’être lu.

  • Amane

    Mar 27, 2013

    Reply

    Très intéressant, quelque chose à approuver et à répandre. (J’ai vu des versions abrégées du film et du projet sur youtube, mais la version longue est passionnante)… A vivre ! (j’ai signé et fait signer « l’initiative citoyenne Européenne)…)…

  • Reply

    [...] Le site d'information francophone de référence sur le revenu de base. Animé par le réseau transpartisan pour coordonner l'action et la réflexion en France.  [...]

  • Lagoutte

    May 14, 2013

    Reply

    Au contraire de ce qu’elle paraît être, cette idée est une nette injustice sociale telle qu’elle ressort du film référence « le revenu de base ». Quelques exemples:

    La TVA à 50% remplace les impôts et prélèvements sociaux:

    – On sait que la TVA pèse proportionnellement davantage sur les bas revenus, on dit couramment que c’est l’impôt le plus injuste. Le film prétend que nous sommes égaux à la caisse: c’est faux car le portefeuille n’est pas le même. L’épargne n’est pas taxée.

    – Il n’y a plus d’impôts sur les revenus et les sociétés: comment sont payés les enseignants, les soignants du secteur public et autres fonctionnaires ? Le film ne le dit pas.
    Pas de prélèvement social, donc pas de prestations sociales: comment sont remboursés les soins, opérations et médicaments ? Chacun(e) se débrouille avec le RB, quelle que soit la gravité de son problème, de son handicap, de son opération ? La retraite c’est le RB ?

    – Un même versement pour tou(te)s remplaçant toutes les allocations: c’est un principe injuste: il est normal que les allocations soient adaptées aux besoins: ainsi pour le logement en fonction du loyer et du revenu. De même pour les remboursements de santé, ainsi que je l’ai dit ci-dessus. Adapter le versement aux besoins est un principe de solidarité, on verse plus si nécessaire. Le RB est une vision totalement individualiste.

    Le site http://revenudebase.info/comprendre-le-revenu-de-base/ se félicite de l’amélioration de la compétitivité des entreprises et de la balance commerciale, c’est absurde: si le RB est généralisé rien n’est changé sur ces points ; et sinon les plus compétitifs vont écraser un peu plus les autres pays et y creuser le chômage. La baisse du coût du travail par le transfert des « charges » sociales sur la consommation (TVA), c’est la principale revendication du patronat et de la droite.

    Il vaut mieux réfléchir sur une réforme du travail: d’abord qu’il ne soit pas dans la « subordination » (code du travail) du salarié mais dans la démocratie et l’égalité (coopérative par ex). Une réduction massive du temps de travail répondrait beaucoup plus équitablement aux objectifs avancés sus le drapeau du RB, qu’il s’agisse de la disparition du chômage ou du temps libre disponible pour la vie sociale, citoyenne et le bénévolat, tout en maintenant des systèmes de solidarité et de couverture sociale sur la santé, entre les générations et un service public gratuit.

  • Reply

    Cet article est un peu léger pour un débat aussi passionnant que celui de la refonte de l’économie de notre ère où nous assistons, désemparés, à la disparition inéluctable de métiers et de pans entiers du système.
    Toutefois, la langue française, elle, n’a pas encore disparu et je me permets de vous informer que « vecteur » est un nom masculin et vous invite à le corriger ici : « … dans de nouvelles activités, vectrices de richesse économique et sociale… ».
    Ne bénéficiant pas de ce revenu de base, je ne dispose pas d’une connexion Internet suffisamment rapide pour visionner une vidéo de 45 minutes. Dans l’attente d’un geste solidaire de votre part : fournir un développement écrit de votre introduction lue précédemment. Je doute que les progrès technologiques se substituent un jour à la pensée, et, comme disait un pion de mon lycée il y a de cela bientôt un demi-siècle : « Ce qui se comprend aisément s’énonce clairement. »
    Il ressort à sa lecture l’impression que ce texte émane d’une personne intimement concernée par ce besoin de revenu. Le point de vue de personnes ayant une activité autant lucrative que passionnante serait utile.

  • Marc

    Nov 24, 2013

    Reply

    Cet article fait beaucoup de raccourcis et énonce des principes sans en démontrer les fondements, sans citer de sources ni d’études. Ou trouver une meilleure info ?

    Quelques questions:
    – Le système actuel a des effets pervers. Est-ce qu’on ne va pas juste les aggraver ?
    – Comment un revenu de base permettra de vivre dignement, sur le long terme, sachant que les prix augmenteront en fonction (voir études sur les effets des APL).
    – Qu’est-ce que vivre dignement ? l’UE dit qu’un accès internet est un droit de l’homme. Donc, appart de 30m2 à Paris + PC + TV + Internet + charges ? Il faut plus que le SMIC non ?
    – Est-ce que c’est juste et moral que je doive travailler pour entretenir mon voisin de 22 qui a abandonné ses études, et qui passe sa vie à jouer sur son PC, et dont les parents payent tout ?

    Bien cordialement.
    Marc.

  • boulino

    Dec 01, 2013

    Reply

    Je me suis servi du simulateur MAUF pour étudier divers cas.
    En ce qui concerne les postes CSG santé et impot universel je n’arrive pas a retrouver le poste qui a servi de base au calcul.
    Il devrait logiquement s’agir du « somme pour rémunération du travail » mais si j’applique les taux CSG 12% et impot 20% je ne retrouve pas les chiffres portés sur mes simulations.
    Quelqu’un peut il un peu plus sur les chiffres à prendre en considération.
    Merci par avance

  • Reply

    […] commencer je vous conseille de lire cet article court Comprendre le revenu de base ou celui plus complet de […]

  • Didyeah Lemaitre

    Apr 22, 2014

    Reply

    Je salue l’utopie et l’humanisme derrière tout cela, mais je crains que cela reste le rêve de quelques uns qui tentent de nager à contre courant.
    N’avez vous pas compris que la mondialisation est un fleuve au courant si puissant ?
    J’habite un quartier populaire, je ne suis pas un nanti, nous voyons bien combien la valeur « travail » a été remise en cause en France. On va le payer très cher, à vouloir redistribuer, sans contrepartie de travail, une richesse en diminution.
    Certes, des personnes, peu à mon avis, considèreront avoir une dette à donner contre ce revenu de base, mais la grande majorité sera assistée et périclitera intellectuellement. C’est signé d’avance. Ils ne se poserons même plus la question de savoir d’où leur vient leu blé, et qui remercier.
    Vous parlez d’un droit inaliénable, c’est assez fou d’affirmer cela. L’homme n’a aucun droit naturel sans création de quelque chose à partager.
    Travailler simplement, gagner sa vie en échange de cela, quel principe simple que tout humain peut comprendre.

    Repenser nos économies, inventer la nouvelle révolution économique, avec le développement durable et écologique, oui, ça on devrait y travailler, mais pas seuls. Avec l’Europe oui. Mais pas cette Europe où des pays historiques et avancés se voient au même niveau que des pays qui étaient encore il y a 20 ans au moyen âge et qui eux ont envie de taper dedans et de consommer comme des morts de faim.
    Masstricht a tué l’espoir de construire un nouveau modèle de développement en Europe, et à destination des autres pays.
    Tous au même niveaux…discours rémanent et qui ravage tout.
    Ce n’est que mon avis et je le partage.
    Quand à la diminution drastique du temps de travail…:-) réveillez vous les gars, au travail sinon les aut’s gars sur la ligne de départ, et bien on ne fera que voir leurs dos ! Enfin, c’est déjà le cas !

  • ph11

    Jun 23, 2014

    Reply

    Mouais, je doute que le développement personnel, les rencontres, la solidarité suffisent pour qu’une bonne partie de la population se lève le matin pour faire quelques boulots tels que les secteurs de production nourriture, d’entretien des égouts, de fabriques de vêtements…
    La motivation de l’argent risque fortement de ne pas être remplacée…

    Sans oublier qu’un salaire est un prix. Pourquoi ne pas décréter la gratuité totale ?

  • Godot

    Jun 30, 2014

    Reply

    L’idée du REVENU DE BASE me séduisait pour plusieurs raisons. La principale reposait sur l’idée que le revenu de base induisait la SUPPRESSION DE L’IDEE DU CHOMAGE. Or, tous les intervenants présentés comme éminents sur le sujet disent que cela ne supprimera PAS le chômage ! J’ai du mal à comprendre. On aura un revenu de base ET du chômage ?
    Par ailleurs, le FINANCEMENT du revenu de base pourrait s’appuyer sur la TAXATION DES MOUVEMENTS FINANCIERS, et, de ce fait, détaxer le travail. Or, personne n’évoque cette idée. Est-ce si saugrenu ?

  • Guilhem

    Jul 26, 2014

    Reply

    Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, ce n’est pas pour contester l’idée même du RB :

    « en acceptant un emploi saisonnier court, on perd son RSA. Une fois son contrat terminé, les démarches nécessaires pour récupérer le RSA peuvent être longues et induire un mois de carence, au point de dissuader d’accepter cet emploi saisonnier »

    Je suis désolé mais cela est faux, j’ai moi même été au RSA entre 2010 et 2013, il m’est fréquemment arrivé, au cours de cette période, d’effectuer des contrats saisonniers agricoles, et je n’ai jamais eu la moindre démarche pour récupérer mon RSA une fois les contras finis. On m’a juste demandé, chaque trimestre, de remplir ma fiche de déclaration.

    Voilà, c’est seulement sur ce point que je ne suis pas d’accord, à par ça, le RB : pourquoi pas!

  • Reply

    L’idée du revenu de base (RB) est excellente, mais elle souffre d’un inconvénient majeur. Quels sont les critères pour l’attribution du RB ?

    – Etre français de parents eux même français ? Impossible à prouver pour de nombreux français dont les parents sont nés en Algérie, etc.

    – Avoir la nationalité française ? Vu le « droit du sol » que nous appliquons, nous allons voir affluer des immigrés qui voudront que leurs enfants (à naitre) puissent bénéficier à la fois de notre nationalité et du RB.

    – Prouver qu’on est sur le territoire depuis un certain temps ? Impossible à gérer, en particulier dans certains territoires d’outre mer (Comores, Guyane…). Donc nous allons voir se mettre en place un flux migratoire incontrôlable.

    Le préalable au RB est LE DROIT DU SANG (comme en Allemagne), en lieu et place du DROIT DU SOL. Passez ça sous silence et vous rendez le RB impossible à appliquer dans la pratique.

  • Jean M.

    Aug 17, 2014

    Reply

    Je suis assez déçu par ces explications, et à la lecture des commentaires précédents, je ne suis pas le seul.

    Ce n’est pas la première fois que j’entends parler de cette idée de revenu de base. J’ai vécu pendant un temps au Québec où j’ai eu l’occasion de rencontrer les Pèlerins de Saint Michel qui prônent un système tout à fait similaire. Mais jamais personne n’a pu me donner certaines explications pratiques ni surtout comptables.

    Cette idée, séduisante il est vrai, ne peux pas tenir la route sur le long terme si on applique une logique mathématique à la création de la monnaie qui sera répartie. Pour cela, il est indispensable de bien comprendre la nature même de ce qu’est la monnaie. La monnaie n’est rien d’autre que la représentation de la valeur des choses qu’on échange. Sur un caillou pelé au milieu de l’océan avec une montagne de billets de banque, vous ne serez pas très avancés, mais les poches vides dans un centre commercial regorgeant de marchandise, vous ne serez pas mieux loti. Donc le premier point fondamental, c’est que l’existence même de la monnaie est conditionnelle à la production de choses échangeables.
    Ce point écarte à priori l’idée même disant que « …le montant et le financement sont ajustés démocratiquement » : ça n’a aucun rapport avec une quelconque forme de démocratie, pas davantage d’une dictature non plus, c’est comptable et mathématique, point barre. Si les choses existent, la monnaie permettant de les échanger doit exister en parallèle. Si les choses sont détruites ou consommées, l’argent correspondant doit être retiré de la circulation. On ne crée pas de la monnaie au petit bonheur la chance pour pouvoir en donner à tout le monde.
    Si on donne un revenu sans condition, on va cultiver la paresse à grande échelle : au fond, pourquoi se fatiguer à travailler si de toutes façons on a un revenu ? Alors j’entends déjà les questions : quid à propos des gens trop âgés ou trop jeunes pour travailler ? La réponse appartient à chacun et aux valeurs que chacun es disposé à défendre. Si on arrêtait d’exploser les cellules familiales, les plus âgés resteraient proches de leurs enfants et de leurs petits enfants, transmettant leur savoir et leur expérience au lieu de s’éteindre dans des mouroirs à vieux. Il y aurait encore beaucoup à dire sur le sujet, mais vous aurez compris que je ne suis pas vraiment favorable à cette idée de revenu de base. Il y a des points beaucoup plus cruciaux à corriger dans le système actuel pour redresser la barre d’un bateau qui est assez mal parti depuis quelques décennies, et puisqu’il est question de monnaie, en commençant par retirer le contrôle de la monnaie des mains des banques privées. C’est un De Rothschild qui disait il y a quelques siècles « Donnez moi le contrôle de la monnaie d’une nation et je me moque de qui fait les lois » : nous vivons toute la vérité de cette affirmation au quotidien. Ce qui signifie par conséquent que si on ne commence pas par là, le revenu de base ne changera strictement rien, ou plutôt si : il changera le mal de place au lieu de le retirer purement et simplement.

  • Reply

    […] Morisset : Je me réfère à sa définition officielle sur le site […]

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