Le Revenu de base – une impulsion culturelle

revenu base film télécharger« Le Revenu de base – une impulsion culturelle » est un film-essai helvético-germanique qui explique, défend et argumente l’idée d’un revenu de base inconditionnel. Réalisé par Daniel Häni et Enno Schmidt, le film est sorti en 2008 en allemand et a depuis été sous-titré dans plus de 10 langues. Le film, diffusé principalement sur internet, avait été vu plus de 500 000 fois au printemps 2011 selon les réalisateurs (source wikipédia).

Une version intégralement Française a également été produite et disponible en licence creative commons, afin d’en faciliter la diffusion.

Ce film constitue l’un des outils pédagogiques les plus efficace pour comprendre et faire comprendre cette idée : n’hésitez pas à le visionner pour mieux comprendre… ou à le faire visionner par votre entourage ! Plus que des mots, voici la fameuse vidéo :

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16 commentaires

  • vella

    Mar 27, 2013

    Reply

    Pour retrouver le moral une excellente solution à l’économie actuelle. Ouvrez vos yeux et vos esprits

  • van acker christine

    Dec 05, 2013

    Reply

    Bonjour,
    moi, j’aimerais savoir comment militer en Belgique ? Cela fait longtemps que je suis une adepte du revenu de base.
    Bien à vous.

  • fluxs

    Jan 13, 2014

    Reply

    J’aime beaucoup l’idée et la puissance du changement de paradigme, mais je me pose quand même des questions auxquelles le documentaire répond peu ou pas (je dis tout cela dans un esprit positif : j’espère être contredit par des arguments convaincants !) :

    – Qui fera les boulots vraiment pénibles ? L’exemple de la caissière ne me semble pas représentatif : la plupart des caissières ont des conditions bien plus dures que celle du film, elles préfèreront rester chez elles. Et les éboueurs, balayeurs, fossoyeurs, travailleurs de nuit, etc. ? Et à supposer qu’ils soient mieux payés pour attirer des travailleurs plus difficiles, peut-on se permettre de payer plus cher certains travaux ?

    – Les pays « pauvres » ont-ils les moyens de mettre en place le revenu de base ? Il me semble que la démonstration s’appuie sur la réorganisation de la redistribution des aides de l’état, donc plutôt dans les pays riches. Mais comment font les pays qui n’ont déjà pas de systèmes d’aides car ils n’en ont pas les moyens ?

    – En supposant qu’on parvienne à une mise en place mondiale du revenu de base, les entreprises risquent de délocaliser encore davantage car le coût de la main d’œuvre dans les pays pauvres sera encore amoindri vu qu’il n’y aura plus qu’un complément, plutôt bas, du revenu de base à verser comme salaire…

    – Comment passer concrètement au revenu de base ? Si on établi un revenu de base c’est toute la société qui doit se réorganiser, le marché du travail est bouleversé, des professions seront désertées et d’autres surchargées… De plus il faut revoir toute la fiscalité, le code du travail, etc. Toutes choses qui sont le fruit de nombreux siècles d’ajustements et de négociations : toutes les catégories sociales bloqueront pour obtenir des contre-parties…

    Enfin, sur le fond, je me demande si c’est vraiment souhaitable de supprimer « l’aiguillon » qui a fait avancer l’homme depuis la nuit des temps : la faim ! Penser que toute l’humanité va se consacrer à sa propre élévation une fois le revenu de base établi est tentant, mais c’est surtout un pari. Même en ne se voilant pas la face et en reconnaissant le fait et en estimant que suffisamment de monde sera « tiré vers le haut », on n’est pas du tout sûr que les effets bénéfiques l’emporteront sur de possibles effets pervers. Par exemple, une bonne partie de l’humanité deviendra sans-doute oisive à la petite semaine, sans aucune ambition : le revenu de base les tirera plutôt vers le bas. C’est certes une croyance de l’affirmer, mais tout autant que d’affirmer le contraire… un pari quoi.

    Dernière chose : le revenu de base donnera un pouvoir énorme sur leurs peuples aux dirigeants. Le rapport de force penchera encore davantage du côté des puissants, car ils tiendront les cordons de la bourse des peuples. Le chantage de supprimer, diminuer, conditionner, etc. le revenu de base pèsera dans toutes les confrontations entre les peuples et leurs dirigeants. Sur une île utopique, on peut ne pas prendre en compte ce fait, mais dans la réalité on sait que les personnes qui recherchent le pouvoir et la richesse seront toujours là près des sommets, et qu’elles trouvent toujours des moyens pour corrompre le système politique à leur profit, les exemples abondent à notre époque. Et l’on est jamais à l’abri que le pouvoir tombe entre des mains vraiment mal intentionnées, le revenu de base est un risque énorme de ce point de vue, un risque de faciliter l’asservissement des peuples.

    • ash day

      Jul 24, 2014

      Reply

      « À propos des travaux pénibles, je penses que c’est justement en changeant de paradigme que l’on trouve la réponse d’elle même.

      Prenons l’exemple du commis au cuisine: travail peu qualifié, pénible et ne pouvant être robotisé il est donc essentiel dans une cuisine.

      Ok maintenant changeons de paradigme, tous les commis disponibles ont un revenu de base qui leur permet de vivre correctement sans travailler, ils seront donc beaucoup moins prêt à accepter ce travail pour un salaire bas, la personne qui souhaite embaucher un commis devra donc, soit le payer plus cher, soit lui proposer des conditions de travail plus agréables pour qu’il accepte la mission. Il ne faut même par réguler le marché des salaires, avec le revenu de base il faut laisser le libre marché œuvrer il se régulera de lui même.

      Les personnes prêtent à effectuer un travail pénible seront plus rares donc plus chères c’est mathématique. »

  • Aurélien Cabanillas

    Jan 13, 2014

    Reply

    @fluxs : Juste pour répondre à la première et aux 2 dernières remarques :
    – nombre de boulots pénibles pourraient d’ores et déjà être robotisés, si les politiques ne subventionnaient pas les entreprises pour y faire travailler des gens afin qu’ils gagnent de quoi vivre et qu’ils ne soient pas oisifs. Avec le revenu de base, pas besoin de ce montage kafkaïen.
    Et quand les gens sont irremplaçables, ça ne serait que justice de les payer plus cher, par rapport au système actuel qui les maintient au bord de la misère afin de les contraindre à effectuer ces tâches.
    – l’aiguillon de la faim a surtout généré la tendance à accumuler, par peur de manquer. L’idée à l’origine de la pyramide de Maslow, c’est qu’on ne peut s’occuper à remplir un besoin supérieur (contribution à la société par exemple) tant qu’on n’a pas rempli les besoins inférieurs (nourriture et toit). Au contraire, si on est assuré d’avoir la sécurité matérielle, on peut se consacrer aux besoins supérieurs. Ca me paraît raisonnable. Et toi ?
    – les dirigeants ont déjà un pouvoir énorme sur le peuple. Ils tiennent déjà les cordons de la bourse : ils décident de qui reçoit quelles allocations et comment. Que craindre avec le revenu de base alors ? Qu’ils taxent plus leurs citoyens afin de le financer ? Ca aussi ils le font déjà, pour financer la dette publique (comprendre : le transfert d’argent de la collectivité vers des intérêts privés).
    Pour ce faire, la tactique des gouvernants a toujours été « diviser pour régner » : établir des régimes spéciaux, monter les groupes les uns contre les autres de manière à attaquer les groupes isolés. Contre cette tactique, le revenu de base permettrait d’unifier la société. Si un politique tentait de le réduire, c’est toute la population française qui serait concernée en bloc. Je crois donc, comme le pensaient ses partisans progressistes aux USA dans les années 70, que le revenu de base est la condition d’une plus grande participation des citoyens à la vie politique, et donc leur renforcement face à l’arbitraire de l’Etat.

    • fluxs

      Jan 13, 2014

      Reply

      @Aurélien, merci pour ta réponse… qui ne me convainc pas forcément mais qui fait avancer le débat.

      – Sur la robotisation : oui on peut robotiser pas mal de tâches, mais il y aura toujours des tâches fatigantes, ou peu gratifiantes, ou mal considérées, etc. qui ne pourront être robotisées, par exemple les commis de cuisine dans les restos, souvent clandestins et mal payés. Et c’est ça justement le risque que je vois à être trop confiant dans la robotisation ou toute autre solution : cela nous dispense de regarder les potentielles failles, et l’on sait que le diable est dans les détails. Par exemple, il y aura toujours des immigrés clandestins, ils n’auront (a priori ?) pas droit au revenu de base, leurs conditions seront encore plus précaires, car à l’heure actuelle ils peuvent bénéficier d’aides qui selon le film seront supprimées au profit du revenu de base. Donc l’impression que j’ai c’est que ce modèle si on l’examine en détail comporte comme tous les autres des failles et des laissés pour compte. Autre exemple : le travail de nuit… les métiers non robotisables et « acceptables » sont bien moins acceptables s’il faut les faire de nuit : y aura-t-il beaucoup de monde qui voudra les faire ? Par exemple médecin, taxi, les transports, etc. ?

      – A propos de la pyramide de Maslow, le modèle est assez contesté et non prouvé, les contre-exemples abondent (l’absence de liens sociaux peu conduire à négliger les besoins vitaux, sans respecter l’ordre des priorités de la pyramide…). Mais bon, partons quand même là-dessus. L’ordre des besoins repose pour la plupart des gens sur une action, satisfaire ses besoins vitaux implique une action dans la plupart des cas. Et c’est à cette énergie que je fais référence en parlant de la faim. Celui qui aujourd’hui se sent disponible pour faire d’autres choses que satisfaire ces besoins vitaux, a en général consacré une bonne partie de son temps à cela. Et il me semble que cette polarisation conduit l’homme à être efficace, pas au sens productiviste, « performant », mais malin, créatif, en recherche de solutions. Il me semble qu’il y a beaucoup plus de créateurs qui au départ « ont la dalle », que de créateurs issus des familles fortunées et qui n’ont pas besoin de travailler… A propos de la tendance à accumuler, c’est un travers de l’homme, peu importe d’où il vient, il est là pour longtemps. Je suis d’accord avec le film de ce point de vue : pas besoin de supposer que l’homme est naturellement bon ;-)

      – « [les dirigeants] tiennent déjà les cordons de la bourse : ils décident de qui reçoit quelles allocations et comment ». Pour une grosse majorité des gens, l’apport de l’état dans leur revenus est je pense marginal par rapport à leur budget. De plus le morcellement des aides rend très compliqué de les couper toutes d’un coup. Au final, les gens ne se sentent pas beaucoup dépendants de l’état (à tel point que beaucoup pensent pouvoir s’en passer complètement…). Donc je ne suis pas d’accord pour dire que c’est déjà comme ça et que le revenu de base ne changerait pas la donne. Le revenu de base concentre en peu de mains le contrôle d’une part importante du revenu de tous les citoyens d’un pays. L’idée me déplaît : ce sont des esprits purs comme Thomas Paine, mû par l’idée de la vertu et du bien public, qui rédigent les constitutions, mais c’est entre les mains de politiques aux motivations bien plus égoïstes qu’elles tombent.

      Autre question qui me vient : le film rassemble tous les « revenus de redistribution », puis les redécoupe en revenu de base. Cela semble intégrer les retraites : est-ce que cela veut dire qu’on supprime la retraite publique ? Qu’il ne faut compter que sur son revenu de base plus une retraite complémentaire privée (comprendre fonds de pension) ?

  • Aurélien Cabanillas

    Feb 02, 2014

    Reply

    Pas de souci, continuons la réflexion :)
    Ta réponse soulève de nombreux points intéressants ; ne pouvant répondre à tous, je vais me contenter de quelques remarques en reprenant les 3 parties :
    – la question du sort des immigrés clandestins est intéressante, d’autant qu’elle est rarement posée dans le débat. La réponse paraît complexe.
    Mais je pense que si on ne fait rien et qu’on ne met pas en place de revenu de base, la société se dégradera, ce qui ne sera sûrement pas bon pour cette catégorie de la population.
    Egalement, il me semble que tu sous-évalues l’étendue des métiers touchés par la robotisation : les voitures sans chauffeurs existent déjà (http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=kYIfeZcXA9U#t=287), ce n’est qu’une question d’années avant qu’on confie les taxis et transports de marchandises à des robots qui en prime auront beaucoup moins d’accidents de la route.
    – pour créer il faut des bonnes conditions. On monte en épingle une success story à l’américaine, mais l’essentiel de la création est réalisée par une masse anonyme de chercheurs (anonyme parce que eux n’ont pas besoin de t’inonder de pub pour te vendre un produit). Il y a une raison pour laquelle les états consacrent beaucoup d’argent à la science : les pays qui ont la meilleure recherche sont ceux qui fournissent les conditions les plus confortables à leurs chercheurs. Si ton modèle de « la dalle » était correct, le pays le plus innovant serait la Corée du Nord. La création implique d’avoir non seulement du temps, mais un certain détachement des contingences matérielles. Ca n’est pas « la dalle » qui anime les créateurs, c’est « la passion ». « La passion » est une flamme qui brûle d’autant mieux qu’on ne lui met pas d’obstacle. De fait, les chercheurs ressemblent beaucoup à des gens vivant avec un revenu de base : leur subsistance est garantie, et souvent ils n’ont que peu de comptes à rendre pendant de longues périodes de temps.
    – depuis plusieurs décennies, les salaires stagnent alors que les bénéfices des entreprises augmentent. Les salariés ont déjà perdu le contrôle de leur revenu, avec pour résultat les inégalités record que l’on observe actuellement, et le lent glissement de la classe moyenne dans la pauvreté. Peut-être que de nombreuses personnes se sentent encore détachées de l’état (pas les retraités, ni les étudiants, ni les moins aisés…), mais ça sera de moins en moins le cas dans l’avenir (oh, et j’oubliais le papy boom).
    Le système d’allocations actuel est touffu, confus, humiliant, divisant, et surtout inefficace. Le revenu de base, vu comme un droit universel, est simple, cohérent, égalitaire, fédérateur, et il supprime de fait la pauvreté.

  • Tchouni

    Feb 06, 2014

    Reply

    Je pense que beaucoup de métiers seront robotisés, à Paris certains collecteurs de déchets le sont, plus d’éboueurs !

    J’ai moi-même perdu un emploi au péage car dans un an ce péage sera automatisé.

    Les métiers difficiles le seront moins car ces métiers là sont parfois (souvent) exercés à contrecœur.

    Un métier difficile exercé avec envie l’est moins forcément !

    Mais dans ce pays profondément réactionnaire je doute que ce revenue voie le jour avant des années … :(

  • Valestia

    Feb 16, 2014

    Reply

    Bonjour,

    Tout d’abord merci pour ce partage, pour votre présence sur internet permettant la prise de conscience et le débat.

    Beaucoup de réflexions, de questionnements parfois sceptiques (mais surtout un enthousiasme gigantesque pour ce projet!) non pas contre mais, comme l’a précisé Fluxs, pour faire avancer le débat sur la faisabilité et la pérennité du RDB inconditionnel. Je lis et j’entends l’argument de la robotisation des tâches pénibles. Soit. Toutefois: n’oublions pas que les machines ne se fabriquent pas et ne s’entretiennent pas toutes seules. Si je ne doute pas qu’il existera toujours des gens volontaires pour faire ce travail là -travail potentiellement pénible pour ne pas dire dangereux et, à l’heure actuelle plutôt coupé d’une approche éthique du vivre-, j’émets de grands doutes sur l’aspect quantitatif de ce pourcentage, et ce même avec un salaire élevé. De plus, si je me place dans une perspective écologique et du coup non plus uniquement économique, le pari de la robotisation des tâches pénibles est-il défendable dans un monde où la faune et la flore sont oppressées non pas uniquement pas l’activité des machines mais aussi et surtout par leur production? Ne faudrait-il pas impérativement associer le revenu de base inconditionnel à ne notion de consommer moins et mieux?

    Enfin, et c’est peut-être ma principale interrogation puisque nous parlons de dignité: le RDB ne sera-t-il pas insuffisant voir même inefficace à long terme contre l’esclavage du travail si en parallèle aucune mesure ferme et radicale n’est adoptée en faveur du plafonnement éthique du prix des loyers? Dans une logique marchande (que je rejette de toute mon âme) la loi de l’offre et de la demande reste reine; plus de dignité et de moyens signifie donc plus de gens aptes à se loger. La suite « logique » vous la connaissez…

    Bien à vous,

    V

  • fluxs

    Feb 17, 2014

    Reply

    @Aurélien : j’aurais encore beaucoup de choses à te répondre mais je n’ai pas trop le temps, juste ça : je trouve que les arguments en faveur du revenu de base semblent reposer un peu trop sur la robotisation, et je trouve que c’est un peu trop facile. Il y a des métiers qui ne seront jamais robotisables, et si on fait reposer toute l’argumentation du revenu de base dessus, alors il ne verra jamais le jour.

    Nouveaux exemples de métiers non robotisables : les services à la personne, comme l’aide aux personnes âgées, qui consiste à s’occuper d’elles, les nettoyer, les aider à se déplacer, leur préparer à manger, et surtout être présent pour eux, leur parler, etc. Ces métiers, dont beaucoup ne demandent pas des tonnes de qualification, sont en même temps très difficiles et mal payés. Ils occupent une part croissante de l’activité dans les pays développés. Ou les infirmières… est-ce que ce sont des robots qui vont faire les pansements, les piqures, etc. ?

    Combien faudra-t-il payer ces métiers pour qu’il y ait des gens qui préfèrent les exercer plutôt que se la couler douce ?

    Ou dans l’administration : les fonctionnaires « de base » des administrations publiques ne sont pas payés très cher (poste, mairies, préfecture, impôts…), donc là aussi ils commenceront tous par déserter leur poste : pourquoi continuer à travailler quand avec le rdb on gagne à peu près la même chose sans rien faire… ? L’état va être mis sur la paille pour pouvoir continuer à avoir des services publiques ! Certes il y a beaucoup de progrès à faire dans ces services pour rationaliser, automatiser, informatiser, etc. mais ça fait des décennies qu’on n’y arrive pas trop, comment fera-t-on ? Et veut-on une société ou il n’y a que des robots dans les services publiques ?

    Sérieusement, plus j’y pense et moins j’arrive à voir le chemin qui conduit au RDB… Il ne suffit pas d’imaginer une société où il y aurait un revenu de base, si l’on ne conçoit pas le chemin concret pour y arriver alors ce n’est pas un projet de société, c’est juste une utopie (ce qui est déjà pas mal).

    Pourtant je ne demande qu’à y croire…

    • yvanoet

      Jun 30, 2014

      Reply

      Nettoyer? Des objets! Laver, doucher, faire la toilette? Des personnes!

  • Cyndie

    Apr 26, 2014

    Reply

    Je crois sincèrement que le revenu de base ne changera pas la motivation des gens à travailler, simplement on aura plus de choix au niveau du travail ou on pourra créer l’emploi qu’on souhaite avoir! Sans compter que beaucoup d’entre nous consacreront du temps au bénévolat et de ce fait feront évoluer les choses plus rapidement que ce soit pour notre planète ou au niveau humain. De plus, chacun d’entre nous aura le temps de trouver sa voie et de se sentir réalisé.
    Pour les taches ingrates et difficiles c’est simple, avec tous les hommes et femmes en prison pour des délits qui ne touchent pas l’intégrité physique de qui que ce soit, on pourrait leur mettre un bracelet électronique et les faire travailler gratuitement afin de payer leur dette. Cela libérerait de la place pour ceux qui ont vraiment besoin d’être enfermés ainsi que pour ceux à l’extérieur cela leur donnerait le gout du travail bien fait.

  • Philippe

    Aug 16, 2014

    Reply

    Bonjour,

    Excellent documentaire, bien développé et clair malgré la complexité des sujets abordés.
    Et un débat intelligent et humain, ce qui n’est pas souvent le cas sur des sites où on peut laisser un commentaire.

    Pour répondre à Fluxs et Aurélien Cabanillas, je suis d’accord sur une chose avec Fluxs, c’est qu’on ne peut pas tant faire confiance que ça sur la robotisation.
    D’abord parce que les machines ne peuvent pas tout faire ou résoudre, d’autre part que le mythe du progrès technologique commence aussi à vieillir, et comme le souligne Valestia, dans une perspective écologique la robotisation à tout crin n’est pas concevable. De plus cette confiance excessive en la robotisation m’évoque un peu trop le transhumanisme, qui arrive déjà de manière pernicieuse, et si ça se développait vraiment je pense que c’est la pire chose qui puisse arriver à l’humanité….

    Sur les autres points je suis d’accord avec Aurélien, et il me semble que les inquiétudes de Fluxs correspondent justement à celles qui sont évoquées dans le film.

    Je pense qu’il y a pour beaucoup un manque de confiance en l’humain. Ce n’est pas pour décider si l’homme est bon ou pas, chacun aurait sa perception de ce qui est bon, mais une sorte de confiance de base en la Vie et les humains qui en font partie. Ce sont des animaux grégaires qui ont besoin d’un sentiment d’appartenance. Échanger sur facebook, regarder la télé ou jouer à des jeux vidéos en ligne ça a quand même ses limites, non? Les violences ou la rébellion suscitées par l’injustice sociale n’ont pas lieu d’être dans un contexte ou chacun est reconnu au moins économiquement. On peut voir dans des sociétés tribales le désir naturel de participation, d’action individuelle dans et pour le collectif.

    Je connais des personnes motivées pour l’aide aux personnes âgées ou handicapées, ou des infirmières, non pas par l’argent car c’est mal rémunéré, mais juste parce qu’il y a une joie à aider. Et souvent qui souhaiteraient agir de manière plus humaine, mais pour des rasons éconmoico-organisationnelles ne le peuvent pas.

    De même, pour les créateurs, c’est justement parce qu’ils sont motivés par autre chose que l’argent qu’ils choisissent leur passion en prenant le risque de galérer. Et dans le contexte actuele le fait qu’ils rament financièrement est plus une conséquence qu’une cause (qui aiderait à être plus créatif selon Fluxs…).
    Un revenu de base qui n’est pas non plus une fortune permettrait juste d’éviter un stress inutile, une perte d’énergie, de temps, de santé, etc tout cela au bénéfice de la création et du coup de la société. Par contre souvent ceux qui réussissent (pondent des tubes en musique, conçoivent des gadgets pour des entreprises,…) ne le font que pour le rapport je me fatigue le moins possible / je gagne le plus possible d’argent, et bout du compte c’est insipide, superficiel ou inutile… Ceux-là arrêteraient de donner une fausse image de la création, laisseraient un peu plus de place aux autres, en restant parasites mais plus honnêtement.

    Et pour revenir aux métiers dits ingrats (ils sont souvent perçus comme tels par ce que déconsidérés socialement et très mal payés) le fait de choisir, pour le même travail au bout du compte, ça change beaucoup de choses psychologiquement.
    Pour prendre l’exemple de la caissière du film, il est effectivement pas très convaincant parce qu’on sent qu’elle n’a pas envie de dire qu’elle en a probablement marre parfois, etc mais, avec le revenu de base, le coût de l’emploi est moins élevé pour une entreprise ce qui permet d’avoir plus d’employés, avec un travail moins long et intensif, donc plus humain. Dans cette perspective le métier de vendeur-se (un peu moins robotique justement) sera même souhaitable pour certains ou certaines. On pourrait dire la même chose pour balayeur ou autre…

    Il y a aussi beaucoup de métiers franchement inutiles dans les différents services de comptabilité privés et publics qui pourraient disparaitre par la simplification de l’imposition et des allocations. Je préfèrerais que ces personnes soient payées même à prendre du bon temps de loisirs que faire des calculs qui ne font que faire perdre du temps à tout le monde par rapport à des choses plus vitales (bien-être matériel et psychique, philosophie, arts,…)

    Je comprends que quand une idée parait trop belle, on se dise il y a une faille quelque part, mais si comme le dit Fluxs il y a un diable dans les détails, si on veut rester impartial ou logique il y a aussi un dieu… ;-)

    Il y aurait plein d’aspects à argumenter, mais personnellement ce qui me me parle le plus dans ce projet (qui est de toute façon à construire avec une réflexion collective) c’est le fait que ça permettrait à chacun d’y trouver sa place, et aussi de pouvoir la changer. La sécurité de l’emploi est un poison pour la conscience globale de la société. Se chercher à travers diverses expériences de travail est aussi un moyen de développer une conscience plus large et concrète des différents aspects de la vie sociale. Malgré la mondialisation la conscience de la globalité est ce qui manque le plus à notre civilisation moderne empêtrée dans les détails techniques dans un domaine ou un autre, dans telle ou telle corporation, telle classe sociale.

    Oui le revenu de base fera voler en éclats pas mal de choses (s’il est assez conséquent, sinon ce sera une sorte de RSA avec quand même l’avantage qu’il n’y a pas de condition), mais la société a besoin de changer, change malgré tout, autant choisir ces changements que les subir avec une révolte ou autre crise….

    Du travail-souffrance (étymologiquement travail vient d’un instrument de torture!) on passerait à oeuvrer pour quelque chose, comme un ouvrier au sens noble du terme, ou comme pour un chef d’oeuvre.

    Et merci à Cyndie qui a très bien résumé le sujet, sans chercher à argumenter!

    Je pense que la suite logique du revenu de base, c’est qu’il n’y ait plus de rapport employés/employeurs, que tout le monde soit en free-lance avec une co-responsabilité, que l’on soit dirigeant ou exécutant selon son tempérament. Mais c’est un autre débat…. (comme pour le revenu de base, ça viendra plus vite qu’on pourrait le croire)

  • Reply

    […] cœur, que dire de plus ? Ah oui, je pourrais expliquer ce qu’est le revenu de base, mais une vidéo vaut mieux qu’un long […]

  • Frédéric

    Oct 13, 2014

    Reply

    On se pose tout plain de questions concernant l’après l’obtention du revenu de base. Comme si nous devions tout contrôler. Chacune des choses comme les commis de cuisines, un travail trop ingrat que personne ne voudra faire mais qu’il y aura pourtant besoin. A l’époque où toute notre société à changer, un certain 14 Juillet. tout plain de questions ce sont posées, qui serte n’avaient pas de réponse. Mais pourtant notre société c’est mise en place toute seule, chacun, à cette époque, œuvrait et comblait les demandes. Pensez aujourd’hui, à l’air du nucléaire, on ne ce pose pas la question de qui va bien vouloir effectuer des réparations en milieux d’irradiation, pourtant ce travail est indispensable. Ces questions que nous nous posons ne sont pas anodines et ils ne faut pas non plus les négliger, mais elles ne doivent pas nous empêcher de trouver une solution pour permettre a notre société de sortir de cette impasse économique où tous a le droit de vivre descement. Serte, mon intervention ne répond pas concrètement a ces questions mais j’espère vous apporter un soulagement en disant que ces questions demeures mais elles trouveront une réponse dans les faits lorsque le revenu de base sera en place, tout comme notre société s’est passé de son roi et s’est mise en place d’elle même, inimaginable à l’époque pour beaucoup de monde.

    Aujourd’hui, tous travail dans un milieu qui ne leur conviens pas, causant toutes les pathologies psychologiques et psychiatriques qui en résulte. Stresse au travail, surmenage, harcèlement, etc… nous poussant tous à faire toujours mieux, plus de profit, et lorsqu’on y est parvenu, d’autres défis nous attendent. Le revenu de base est un défit plus prometteur que tous ceux que nous nous lançons dans vos entreprises respectives réunies et surtout beaucoup plus sain. Chacun aura envie de combler tous ces besoins qu’aura notre nouvelle société, et ils le feront avec la sécurité d’un revenu assuré leur permettant une vie sans excès, mais convenable. Chacun, tout comme vous même aura envie d’améliorer sa condition de vie et trouvera leur motivations à travailler dans des conditions quelles qu’elles soient. Personne n’a envie de rester oisif toute la journée, même si on en voit aujourd’hui. Ils le sont parce qu’ils ne se voient pas l’opportunité de faire quelque chose pour améliorer leur condition de vie actuellement. Mais avec le revenu de base, toute l’économie sera relancer offrant toutes sorte de travail. Regardez l’expérience faite en Namibie : lien : http://www.courrierinternational.com/article/2010/04/29/les-miracles-du-revenu-minimum-garanti ;
    http://www.youtube.com/watch?v=l1_vDLUVE5c ;
    Ce que nous pourrions croire au premier abord, selon notre point de vue actuel, nous laisses penser que tous avec le revenu de base se laisseraient aller a ne rien faire. C’est ce que beaucoup de monde pensaient avant la mise en place de leur Revenu Minimum Garanti en Namibie que nous appelons nous, revenu de base. Et pourtant c’est l’effet inverse qui est constaté, un développement économique c’est mise en place, qu’il n’y avait pas auparavant.

    Toutes les questions que nous nous pausons son normales, mais leur réponse dépassent notre raisonnement et ne pouvons pas y répondre sans avoir essayer. Tend que nous n’aurons pas mise en place ce Revenu de Base dans notre pays, nous resterons dans nos questions comme nous l’étions avant la mise en place du Revenu Minimum Garanti en Namibie.

    Souhaitant vous avoir soulagé de ces questions qui tendent à nous torturer l’esprit. Amitié à tous.

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